Comme une rage qui monte
Je me lamente.
Je déprime.
Je n'arrive toujours pas à y croire. Ca commence à faire quelques mois maintenant. Je devrais être habitué.
Mais non.
C'est même pire que ce que je pensais. Pire que ce que j'appréhendais.
J'en ai du mal à travailler, à m'endormir. Oh bien sur, pour l'instant, c'est encore du "gentil", on a l'impression qu'on peut discuter, qu'on pourra revenir en arrière.
Mais lisez entre les lignes. Eteignez la boite. Pensez.
L'inaction me donne des fourmis, des vertiges. C'est en partie pourquoi j'écris ici. Pour avoir l'impression de faire quelque chose d'utile contre la bête. Ça calme un peu ma culpabilité.
Insidieusement, elle rampe, la bête. Oh, bien sur, elle a encore un aspect à peu près présentable. On peut encore en rire. Un peu.
Sarkozy n'est qu'un symptôme de la maladie. Un symptôme déjà très gênant, mais surtout très inquiétant.
Il est le rappel de la politique capitularde de Vichy, de ceux qui ont préféré laisser faire Hitler faire des siennes plutôt que de laisser une chance au Front Populaire (ces horribles rouges qui voulaient autre chose que Travail-Famille-Patrie). Front Populaire qui a permit une bonne partie des avancées sociales qui sont en train de se faire dégommer sans opposition et sans état d'âme.
Il est le rappel de ces mots de Goebbels: "Plus le mensonge est gros, plus il passe" ("...et son nom reste indissolublement lié à l'emploi des techniques modernes de la manipulation des masses.", Wikipedia).
Il est le rappel que la surveillance, la répression et les coups de matraques ont toujours fait bander les pauvres d’esprit.
Il est aussi le rappel qu'il est plus facile d'être de droite et de laisser faire ses instincts que de gauche et de faire fonctionner sa tête. C'est un peu court ? Certes, j'assume.
Il est aussi la preuve vivante que l'on peut faire et dire absolument n'importe quoi au peuple sans que celui-ci n’ai de réaction. Pire, il se fait traîner dans la boue, insulter et mépriser au quotidien et en redemande.
Tout ça m'écoeure au plus au point.
Viscéralement.
Cela fait remonter mon histoire familiale, mon arrière grand-père arrêté 2 fois par la Gestapo (en 42 et en 44). Il a risqué sa vie pour notre liberté. Au sens propre, au sens noble.
Alors le gouvernement de la France, aujourd'hui, je le conchie, avec ma tête qui est encore capable de faire la différence entre du lard et du cochon, mais surtout avec mon ventre.
Alors si ma tête sait que la violence ne résout rien, si ma tête sait que les révolutions se sont toujours bouffées entres-elles une fois l'ennemi en bas, si ma tête espère que ce mauvais rêve va prendre fin calmement, mes tripes bouillonnent.
Comme une rage qui monte.
Doucement mais sûrement.

Guernica, Pablo Picasso
Je déprime.
Je n'arrive toujours pas à y croire. Ca commence à faire quelques mois maintenant. Je devrais être habitué.
Mais non.
C'est même pire que ce que je pensais. Pire que ce que j'appréhendais.
J'en ai du mal à travailler, à m'endormir. Oh bien sur, pour l'instant, c'est encore du "gentil", on a l'impression qu'on peut discuter, qu'on pourra revenir en arrière.
Mais lisez entre les lignes. Eteignez la boite. Pensez.
L'inaction me donne des fourmis, des vertiges. C'est en partie pourquoi j'écris ici. Pour avoir l'impression de faire quelque chose d'utile contre la bête. Ça calme un peu ma culpabilité.
Insidieusement, elle rampe, la bête. Oh, bien sur, elle a encore un aspect à peu près présentable. On peut encore en rire. Un peu.
Sarkozy n'est qu'un symptôme de la maladie. Un symptôme déjà très gênant, mais surtout très inquiétant.
Il est le rappel de la politique capitularde de Vichy, de ceux qui ont préféré laisser faire Hitler faire des siennes plutôt que de laisser une chance au Front Populaire (ces horribles rouges qui voulaient autre chose que Travail-Famille-Patrie). Front Populaire qui a permit une bonne partie des avancées sociales qui sont en train de se faire dégommer sans opposition et sans état d'âme.
Il est le rappel de ces mots de Goebbels: "Plus le mensonge est gros, plus il passe" ("...et son nom reste indissolublement lié à l'emploi des techniques modernes de la manipulation des masses.", Wikipedia).
Il est le rappel que la surveillance, la répression et les coups de matraques ont toujours fait bander les pauvres d’esprit.
Il est aussi le rappel qu'il est plus facile d'être de droite et de laisser faire ses instincts que de gauche et de faire fonctionner sa tête. C'est un peu court ? Certes, j'assume.
Il est aussi la preuve vivante que l'on peut faire et dire absolument n'importe quoi au peuple sans que celui-ci n’ai de réaction. Pire, il se fait traîner dans la boue, insulter et mépriser au quotidien et en redemande.
Tout ça m'écoeure au plus au point.
Viscéralement.
Cela fait remonter mon histoire familiale, mon arrière grand-père arrêté 2 fois par la Gestapo (en 42 et en 44). Il a risqué sa vie pour notre liberté. Au sens propre, au sens noble.
Alors le gouvernement de la France, aujourd'hui, je le conchie, avec ma tête qui est encore capable de faire la différence entre du lard et du cochon, mais surtout avec mon ventre.
Alors si ma tête sait que la violence ne résout rien, si ma tête sait que les révolutions se sont toujours bouffées entres-elles une fois l'ennemi en bas, si ma tête espère que ce mauvais rêve va prendre fin calmement, mes tripes bouillonnent.
Comme une rage qui monte.
Doucement mais sûrement.

Guernica, Pablo Picasso
-
09 Janvier 2008 à 21:59 dans
- mon point de vue(s)


Merci de vos commentaires...en particulier celui de vieux révolté, qui illustre particulièrement bien ce billet.
Un franquiste non-repenti admirateur de Sarkozy, ça ne s'invente pas...
Nous sommes en 1925, les années folles...
jide
Posté par jide — 17 Jan 2008, 21:25
bah voui! des arguments des arguments m_b pasque là ,l'a po compri.
Posté par fabie — 10 Jan 2008, 22:03
En fait j'ai 3 options à proposer:
1/se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées, et ses émotions
2/lutter contre le "Mal" en s'engageant à la LCI ou autre
3/Accomplir quelque chose d'utile à la collectivité
En communion avec vous,
Caroline
Posté par caroline — 10 Jan 2008, 16:16
Je comprends décidément très bien cette rage mais je te conseille de la transformer en énergie contestataire, échange tes idées, ça fait du bien de ne pas sentir que l'on est de plus en plus nombreux dans ce cas... Sarko est un produit de la pub, c'est un ballon de baudruche qui va connaître le destin des stars ac', il va exploser en vol mais pour ça il faut l'y aider
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com...
Posté par quetzal2012 — 10 Jan 2008, 16:15
@ m_b: La consternation c'est bien, ça permet une prise de conscience individuelle, mais l'argumentation, c'est mieux, ça permet une prise de conscience collective.
A bon entendeur...
Posté par jide — 10 Jan 2008, 16:14
Putain oui. Mais c'est pire aux States. Les américains avalent n'importe quoi-- des big mac, des pilules, le journalisme à deux balles. Bon appétit...
Posté par la_petite — 10 Jan 2008, 06:27
Bravo pour la citation de Lénine.
Posté par bertdo — 10 Jan 2008, 00:23
Consterné aussi par sarko mais presque plus par votre article... Avec des adversaires comme vous, le président est tranquille pour 10 ans !!!!
Posté par m__b — 09 Jan 2008, 23:54