Pas de purgatoire en Alaska
Lundi 3, soir...
Voila quatres jours que je ne suis pas intervenus sur ces pages. Le 31, l'avion nous a extrait de Fan Glacier, dans le (presque) brouillard. Une petite heure d'attente seulement, même pas sous la pluie, après une heure de portage brutal, probablement plus de 35 kg. Trois aller-et retours avec le petit avion ont été nécessaire jusqu'à Oasis Valley (une zone sableuse entre deux glaciers, Fan et Bremner), puis retour au lodge en Cessna .
Sauna tiède et grosse bouffe.
Le lendemain, glande intensive et arrivée de notre quatrième collègue le soir.
Hier, bonne balade autour du lodge, dans la forêt.
Ce matin, décollage avec le gros avion vers le Bagley ice field, le plus gros glacier américain. Je n'avais vu ici que les collines de l'Alaska. Ici sont les montagnes ! Installation du camps, puis boulot à proximité à pied, sur de la bonne neige d'été.
Puis, eneaurme, ski, ski !, ski en Alaska, le rêve de toute une vie, des automnes entier à coller les pages des magazines pour se préparer mentalement, fantasme de tout skieur, skier en Alaska. Un 3 aout !
Sur une pente tranquille, à l'est du camps, une première fois sur une superbe neige d'été, une seconde fois sur la même, mais regelée. Et puis le sommet, avec une vue inédite pour moi dans la catégorie monstrueuse. Simplement pas de mots. Petit pic sans nom, probablement une première d'ailleurs, qui nous a offert un panorama impressionnant, à 360°. Pas assez de mots pour décrire le St elias et sa face de 3500m de pure verticale, le Bagley ice field, duquel n'émerge que quelques nunataks, quelques rides bouffées par la glace, les vallées pleine jusqu'à la gueule de cette glace omniprésente. Pas de moraines ! Le niveau des glaces semble ici être le même que pendant la dernière glaciation.
Cette vue !
Cette vue !!! Malgré la température glaciale ce soir, je ne troquerai cette journée contre aucune autre. La montagne est ici beaucoup plus calme que 1000m plus bas. Pas ou peu de séracs qui se détachent, de la neige recouvre tout, pas de moraine instable, pas d'eau qui coule, quelques éboulis seulement, de temps à autre. Bien sur, le grand beau temps -rare ici- y est pour quelque chose dans cette impression de calme et de sérénité. Le même endroit dans une gentille tempête doit ressembler de très près à l'Enfer. Mais aujourd'hui j'étais au Paradis.
Pas de purgatoire en Alaska.




Voila quatres jours que je ne suis pas intervenus sur ces pages. Le 31, l'avion nous a extrait de Fan Glacier, dans le (presque) brouillard. Une petite heure d'attente seulement, même pas sous la pluie, après une heure de portage brutal, probablement plus de 35 kg. Trois aller-et retours avec le petit avion ont été nécessaire jusqu'à Oasis Valley (une zone sableuse entre deux glaciers, Fan et Bremner), puis retour au lodge en Cessna .
Sauna tiède et grosse bouffe.
Le lendemain, glande intensive et arrivée de notre quatrième collègue le soir.
Hier, bonne balade autour du lodge, dans la forêt.
Ce matin, décollage avec le gros avion vers le Bagley ice field, le plus gros glacier américain. Je n'avais vu ici que les collines de l'Alaska. Ici sont les montagnes ! Installation du camps, puis boulot à proximité à pied, sur de la bonne neige d'été.
Puis, eneaurme, ski, ski !, ski en Alaska, le rêve de toute une vie, des automnes entier à coller les pages des magazines pour se préparer mentalement, fantasme de tout skieur, skier en Alaska. Un 3 aout !
Sur une pente tranquille, à l'est du camps, une première fois sur une superbe neige d'été, une seconde fois sur la même, mais regelée. Et puis le sommet, avec une vue inédite pour moi dans la catégorie monstrueuse. Simplement pas de mots. Petit pic sans nom, probablement une première d'ailleurs, qui nous a offert un panorama impressionnant, à 360°. Pas assez de mots pour décrire le St elias et sa face de 3500m de pure verticale, le Bagley ice field, duquel n'émerge que quelques nunataks, quelques rides bouffées par la glace, les vallées pleine jusqu'à la gueule de cette glace omniprésente. Pas de moraines ! Le niveau des glaces semble ici être le même que pendant la dernière glaciation.
Cette vue !
Cette vue !!! Malgré la température glaciale ce soir, je ne troquerai cette journée contre aucune autre. La montagne est ici beaucoup plus calme que 1000m plus bas. Pas ou peu de séracs qui se détachent, de la neige recouvre tout, pas de moraine instable, pas d'eau qui coule, quelques éboulis seulement, de temps à autre. Bien sur, le grand beau temps -rare ici- y est pour quelque chose dans cette impression de calme et de sérénité. Le même endroit dans une gentille tempête doit ressembler de très près à l'Enfer. Mais aujourd'hui j'étais au Paradis.
Pas de purgatoire en Alaska.




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12 Septembre 2009 à 13:05 dans
- Alaska


merci et félicitations pour nous avoir fait partager ce trip.
ce voyage se justifie en un seul mot : Alaska !
et vraiment content que tu ai pu faire ça.
Posté par malo — 15 Sep 2009, 12:03
on devine à la trace que tu n'as rien perdu de ton style légendaire gnerk gnerk gnerk...
absolument enorme ce trip et cette journée en particulier. je n'ai pas de mots pour te congratuler comme il se doit.
Posté par bo — 13 Sep 2009, 02:56