Dernier jour sur Fan Glacier !
Jeudi 30, soir.
Nous avons hier sous un ciel splendide pris des risques inutiles entre ébouli vif et (très) raide, et tête de pierrier fuyant. Pas de bobo, mais une bonne dose d'adrénaline. Hier soir, peut être est-ce lié, je me suis endormi moins sereinement que les autres soirs, en pensant à l'éphémère situation de notre camps, entre deux glaciers, trois lacs et autant de torrents. Cette inquiétude sourde m'avait tenu au ventre les premiers soirs, puis avait disparu. En pleine nuit, bien plus fort que les chutes de séracs et de blocs auxquels nous avions fini par nous habituer, l'énorme coup de canon d'un bloc de glace dans le lac a réveillé tout le monde en sursaut.
Et si la vague crée montait jusqu'aux tentes ? Et si... ?
Pas le moindre risque objectif pour nous, mais difficile de se rendormir...
Aujourd'hui, les yeux collés, nous sommes parti vers le nord avec tous nos échantillons, plus de 60kg de cailloux que nous avons déposé près de la landing zone, en prévision de la levée du camp, demain. Nous avons poursuivi vers le nord en direction de la langue terminal du glacier, marchant sur des tapis de myrtillers et autres arbustes nains, les premier depuis dix jours, les premiers moustiques aussi, nombreux et gros comme le poing. Au moins.
Un dernier long retour vers le camps, pour un dernier soir ici, improbable home, indispensable abri, petite maison de toile...
Nous sommes sales, nous sommes fatigué, nous sommes heureux. Je suis plein d'énergie, cette immensité sauvage que nous avons effleuré de long (20km) en large (6km) m'a donné beaucoup plus que ce que j'attendais. J'attendais du visuel qui épate, j'ai eu en plus, dans la durée, l'infinie désinvolture de ces montagnes à notre égard. J'ai eu, je l'ai déjà dis, l'impression de fouler une terre vierge, de toucher des roches neuves, de me régénérer moi-même...
Nous avons hier sous un ciel splendide pris des risques inutiles entre ébouli vif et (très) raide, et tête de pierrier fuyant. Pas de bobo, mais une bonne dose d'adrénaline. Hier soir, peut être est-ce lié, je me suis endormi moins sereinement que les autres soirs, en pensant à l'éphémère situation de notre camps, entre deux glaciers, trois lacs et autant de torrents. Cette inquiétude sourde m'avait tenu au ventre les premiers soirs, puis avait disparu. En pleine nuit, bien plus fort que les chutes de séracs et de blocs auxquels nous avions fini par nous habituer, l'énorme coup de canon d'un bloc de glace dans le lac a réveillé tout le monde en sursaut.
Et si la vague crée montait jusqu'aux tentes ? Et si... ?
Pas le moindre risque objectif pour nous, mais difficile de se rendormir...
Aujourd'hui, les yeux collés, nous sommes parti vers le nord avec tous nos échantillons, plus de 60kg de cailloux que nous avons déposé près de la landing zone, en prévision de la levée du camp, demain. Nous avons poursuivi vers le nord en direction de la langue terminal du glacier, marchant sur des tapis de myrtillers et autres arbustes nains, les premier depuis dix jours, les premiers moustiques aussi, nombreux et gros comme le poing. Au moins.
Un dernier long retour vers le camps, pour un dernier soir ici, improbable home, indispensable abri, petite maison de toile...
Nous sommes sales, nous sommes fatigué, nous sommes heureux. Je suis plein d'énergie, cette immensité sauvage que nous avons effleuré de long (20km) en large (6km) m'a donné beaucoup plus que ce que j'attendais. J'attendais du visuel qui épate, j'ai eu en plus, dans la durée, l'infinie désinvolture de ces montagnes à notre égard. J'ai eu, je l'ai déjà dis, l'impression de fouler une terre vierge, de toucher des roches neuves, de me régénérer moi-même...
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07 Septembre 2009 à 14:10 dans
- Alaska

