Premières journées de travail
Jeudi 23
La première nuit s'est bien passée, sous une fine pluie continue, comme si l'endroit nous souhaitait la bienvenue à sa manière un peu froide. Nous avons pu hier profiter du foen, ce vent qui s'assèche au passage du relief, pour rester au sec jusqu'en milieu d'après midi, pour remonter le glacier vers le Sud. Nous nous sommes arrêtés à cause de la pluie dans un minuscule Eden de fleurs, coincé entre deux langues glaciaires larges comme des fleuves. Le temps s'est alors franchement gâté, et la pluie n'a plus discontinué. Difficile de trouver le confort dans une tente qui ne permet qu'à peine de se tenir assis, courbé, autrement qu'allongé. Position certes idéale pour dormir, mais un poil lassante au bout de 16 heures.
Le camp est placé entre deux glaciers, à un endroit qui était encore sous 40 mètres de glace lors de la levée des cartes, une trentaine d'années en arrière. Un lac de 3 km de long rejoint maintenant les deux glaciers, qui lâchent des falaises de glaces à intervalles réguliers.
Hier entre les nuages, nous avons très brièvement deviné les énormes pics qui barrent l'horizon sud. Leur altitude doit être en 3000 et 4000m, et leur face nord apparaissent comme des ogres mythiques, allégories de montagnes. Sous ces quatre horizons, le matériel embarqué ici (et les yeux qui le portent) est comme sanctifié. Cette nuit, doudoune et bonnet de rigueur dans le sac.
Il ne neige pourtant pas.




La première nuit s'est bien passée, sous une fine pluie continue, comme si l'endroit nous souhaitait la bienvenue à sa manière un peu froide. Nous avons pu hier profiter du foen, ce vent qui s'assèche au passage du relief, pour rester au sec jusqu'en milieu d'après midi, pour remonter le glacier vers le Sud. Nous nous sommes arrêtés à cause de la pluie dans un minuscule Eden de fleurs, coincé entre deux langues glaciaires larges comme des fleuves. Le temps s'est alors franchement gâté, et la pluie n'a plus discontinué. Difficile de trouver le confort dans une tente qui ne permet qu'à peine de se tenir assis, courbé, autrement qu'allongé. Position certes idéale pour dormir, mais un poil lassante au bout de 16 heures.
Le camp est placé entre deux glaciers, à un endroit qui était encore sous 40 mètres de glace lors de la levée des cartes, une trentaine d'années en arrière. Un lac de 3 km de long rejoint maintenant les deux glaciers, qui lâchent des falaises de glaces à intervalles réguliers.
Hier entre les nuages, nous avons très brièvement deviné les énormes pics qui barrent l'horizon sud. Leur altitude doit être en 3000 et 4000m, et leur face nord apparaissent comme des ogres mythiques, allégories de montagnes. Sous ces quatre horizons, le matériel embarqué ici (et les yeux qui le portent) est comme sanctifié. Cette nuit, doudoune et bonnet de rigueur dans le sac.
Il ne neige pourtant pas.




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27 Août 2009 à 10:55 dans
- Alaska


Merci.
Pas "désolant", mais "désolé", oui...
Posté par jide — 29 Aou 2009, 22:32
Très belles photos. Désolant et magnifique.
Posté par Jeremy — 27 Aou 2009, 12:54