de retour...
Après une grosse semaine de sables entres les orteils, à regarder les gamins jouer, sans radio, sans Ternet, sans journaux, retour au nid et à son inévitable connexion au monde.
Premier réflexe, les mails.
Second réflexe, le flux RSS, qui pour le coup ressemble plus au catalogue de la redoute, version gauchiste: 604 billets...
Mouais, d'habitude j'en lit un petit tiers, mais là pas moyen. Je vais donc chez Superno pour un résumé partial, mais Ô combien pertinent de la semaine.
J'oublie le blog de Paul Jorion, il me faudrait la semaine pour lire ses 29 (très bons, je n'en doute pas) articles, et leurs nombreux commentaires.
Un petit coup d'œil chez Brave Patrie pour grincer des dents , survol d'Article 11, qui mérite pourtant mieux, un œil chez Madame Monolecte, et la je reste (comme souvent) sur le cul: un billet simple, incisif, brillant.
Un extrait ?
Un extrait:
" [...]Il n'a jamais été aussi urgent de goûter à la douceur de vivre, jamais aussi important d'en finir avec les conventions rigides, les faux-semblants, les faux-culs, les excuses de merde, les fâcheux, toute cette accumulation de petits renoncements et grands ratages qui nous pourrissent constamment la vie en échange de la promesse d'une récompense future. Ce n'est pas non plus la philosophie égoïste du après nous, la fin du monde. C'est juste que la fin du monde, c'est pour notre gueule et c'est imminent. Fallait bien que ça tombe sur quelqu'un, à force, un peu comme ma grand-mère qui annonce à chaque printemps que c'est le dernier qu'elle verra fleurir. [...]
Nous ne sommes plus qu'à un battement d'ailes de colibri du moment où le voile se déchirera devant nos yeux, avant que le rouleau compresseur de l'Histoire ne nous passe sur l'échine, avant que tout ce que nous connaissons, aimons ou pensons aimer, tout ce qui fait notre réalité ne sombre dans l'oubli. C'est terrifiant. […]
Au lieu de se pourrir cette fin de règne en nous lamentant contre ce putain de sort qui s'acharne sur nous alors que ceux qui ont foutu la merde devraient réussir à bouffer leur extrait de naissance juste à temps pour ne pas contempler l'océan de désespoir qu'ils nous ont légué, profitons plutôt de ces derniers instants de répit avant la tempête, cessons de remettre l'essentiel au lendemain, qui ne viendra peut-être jamais, cessons de nous mentir, de nous brider, de nous faire chier pour rien. […]
Profite de ta vie tant que ton sang pulse dans tes veines, que tes jambes te portent un peu plus loin, tant que tu as réellement la possibilité de le faire. Remplis ta mémoire de tous ces moments uniques et merveilleux, nourris-toi de cette euphorie incroyable que tu t'es toujours refusée, capitalise sans vergogne toutes les particules de bonheur que tu peux rafler, démultiplie tes investissements affectifs en les partageant avec le plus de monde possible, sème la joie autour de toi et récolte des tombereaux d'espoir, des brassées d'envie de lendemains qui chantent, que ta gentillesse soit impitoyable pour tous les empêcheurs de vivre en rond, les connards, les profiteurs, les faux-culs, les donneurs de leçons, les moralisateurs et les peine-à-jouir. Fais le plein d'allégresse. Pour survivre à la suite. Pour avoir la force et l'envie d'inventer de nouveaux lendemains."
J'ai supprimé les 597 articles non lus.
Et vous savez quoi ?
Le monde tourne encore, le soleil brille et mes narcisses sont en fleur.
EDIT: je viens de mettre le lien vers le billet d'Agnès Maillard et son Monolecte, que j'avais oublié. Que milles scorpions tourmentent mes nuits.
Premier réflexe, les mails.
Second réflexe, le flux RSS, qui pour le coup ressemble plus au catalogue de la redoute, version gauchiste: 604 billets...
Mouais, d'habitude j'en lit un petit tiers, mais là pas moyen. Je vais donc chez Superno pour un résumé partial, mais Ô combien pertinent de la semaine.
J'oublie le blog de Paul Jorion, il me faudrait la semaine pour lire ses 29 (très bons, je n'en doute pas) articles, et leurs nombreux commentaires.
Un petit coup d'œil chez Brave Patrie pour grincer des dents , survol d'Article 11, qui mérite pourtant mieux, un œil chez Madame Monolecte, et la je reste (comme souvent) sur le cul: un billet simple, incisif, brillant.
Un extrait ?
Un extrait:
" [...]Il n'a jamais été aussi urgent de goûter à la douceur de vivre, jamais aussi important d'en finir avec les conventions rigides, les faux-semblants, les faux-culs, les excuses de merde, les fâcheux, toute cette accumulation de petits renoncements et grands ratages qui nous pourrissent constamment la vie en échange de la promesse d'une récompense future. Ce n'est pas non plus la philosophie égoïste du après nous, la fin du monde. C'est juste que la fin du monde, c'est pour notre gueule et c'est imminent. Fallait bien que ça tombe sur quelqu'un, à force, un peu comme ma grand-mère qui annonce à chaque printemps que c'est le dernier qu'elle verra fleurir. [...]
Nous ne sommes plus qu'à un battement d'ailes de colibri du moment où le voile se déchirera devant nos yeux, avant que le rouleau compresseur de l'Histoire ne nous passe sur l'échine, avant que tout ce que nous connaissons, aimons ou pensons aimer, tout ce qui fait notre réalité ne sombre dans l'oubli. C'est terrifiant. […]
Au lieu de se pourrir cette fin de règne en nous lamentant contre ce putain de sort qui s'acharne sur nous alors que ceux qui ont foutu la merde devraient réussir à bouffer leur extrait de naissance juste à temps pour ne pas contempler l'océan de désespoir qu'ils nous ont légué, profitons plutôt de ces derniers instants de répit avant la tempête, cessons de remettre l'essentiel au lendemain, qui ne viendra peut-être jamais, cessons de nous mentir, de nous brider, de nous faire chier pour rien. […]
Profite de ta vie tant que ton sang pulse dans tes veines, que tes jambes te portent un peu plus loin, tant que tu as réellement la possibilité de le faire. Remplis ta mémoire de tous ces moments uniques et merveilleux, nourris-toi de cette euphorie incroyable que tu t'es toujours refusée, capitalise sans vergogne toutes les particules de bonheur que tu peux rafler, démultiplie tes investissements affectifs en les partageant avec le plus de monde possible, sème la joie autour de toi et récolte des tombereaux d'espoir, des brassées d'envie de lendemains qui chantent, que ta gentillesse soit impitoyable pour tous les empêcheurs de vivre en rond, les connards, les profiteurs, les faux-culs, les donneurs de leçons, les moralisateurs et les peine-à-jouir. Fais le plein d'allégresse. Pour survivre à la suite. Pour avoir la force et l'envie d'inventer de nouveaux lendemains."
J'ai supprimé les 597 articles non lus.
Et vous savez quoi ?
Le monde tourne encore, le soleil brille et mes narcisses sont en fleur.
EDIT: je viens de mettre le lien vers le billet d'Agnès Maillard et son Monolecte, que j'avais oublié. Que milles scorpions tourmentent mes nuits.
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20 Avril 2009 à 18:57 dans
- textes

