du changement ?
Vous avez vu comme un changement, cet année ? Je ne parle pas de votre "pouvoir d'achat", mais de la situation internationale.
Quelle était la situation, par exemple, en 2007 ?
Début janvier 2007, le brut était à un peu plus de $50 le baril. Le seuil psychologique des $100 était encore un fantasme, allègrement franchi dans la joie moins d'un an plus tard.Six mois plus tard, l'Arabie Saoudite acceptait d'ouvrir ses vannes pour tempérer un peu la hausse (pic à $140 début juillet). Il y a 2 jours, l'OPEP a décidé de réduire sa production de pétrole de 520 000 barils par jour.
Ce qui signifie que pour l'OPEP, le prix en dessous duquel il ne faut pas descendre est le seuil psychologique de $100.
Bref, en 18 mois, on observe une complète inversion des tendances, des seuils et des limites (qui elles-même ont des bornes qu'on ne franchirai pas sans les dépasser)...
Sinon, autre infime changement, les 2 plus grosses boites privées (qui étaient publiques) de refinancement viennent (la semaine dernière de se faire nationaliser. Oui oui, comme dans n'importe quelle Dictature Rouge ((C) White House), l'État américain, fils spirituel d'Adam Smith et de Ronal Reagan (pour faire court), a spolié les actionnaires et (re)pris le contrôle des deux monstres. Si ca c'est pas un constat d'échec, je ne m'y connais pas en fiasco !
Dans la foulée, j'apprends en lisant le blog de Paul Jorion (lecture saine et distrayante) que la grosse boite qui assure les banques contre le risque de caisse vide vient de dire à 1500 de ses clients (1500 banques, donc): "heu.. désolé, mais ça va plus être possible".
En clair et dans le texte :
"[...]on apprend aujourd’hui que l’une des compagnies qui assurent ainsi les banques se retire du business, manifestement parce que le risque lui paraît désormais trop élevé. Quinze cents banques clientes ont été contactées, quinze cents banques qui devront trouver un autre moyen de rassurer leurs déposants fortunés que leur argent est en sécurité dans leurs coffres-forts.
La personne qui aurait donné l’ordre à cette compagnie d’agir ainsi est son propriétaire, qui n’est autre que l’investisseur vedette, Warren Buffett (1).
Warren Buffett est un homme avisé qui perd rarement de l’argent. S’il a perdu confiance dans quinze cents banques commerciales américaines, ce n’est pas bon signe. Pas bon signe du tout ! " (2)
Voila ou je voulais en venir: deux des paradigmes bien profondément ancrés dans "nos" cervelles ("l'énergie c'est pas cher" et "mes sous sont en sécurité à la banque" viennent de voler en éclat, sans que cela provoque le raz-de-marrée médiatique que cela devrait. Au contraire, on nous rabâche les oreilles de "crise conjoncturelle", de "mauvaise passe qui est derrière nous" et de nouveau réacteurs nucléaires (Bouygues) qui nous assurerons bonheur, félicité et confort moelleux pour des siècles et des siècles, amen.
Alors que la réalité semble tout autre, plus rude un poil moins conciliante. La réside le principal inconvénient de la vrai vie (par opposition aux salon feutrés des décideurs de tous poils): les fait sont têtus, et si les chiffres et les cerveaux peuvent se faire manipuler sans broncher, les faits, eux, sont là, et ne semblent pas avoir envie de donner raison à la politique néo-conne.
D'autre part, je ne peux que saluer les initiatives conjointes de Morales et Chavez d'avoir foutu à la porte les ambassadeurs américains. Ça nous change des aplatventreries (3) européennes. Voila 50 ans (au moins) que les ricains mettent la planette a feu et a sang. Qu'ils aillent se faire foutre. (oui, je sais, quand le sang me monte, la pertinence de l'analyse en souffre, mais, voyez-vous, si je ne suis qu'Amour, je n'en demeure pas moins humain).
(1) « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner », ainsi que « C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus. », citations de Warren Buffet, qui doit avoir un certain sens de l'a propos pour être l'hommeleplusrichedumonde.
(2) Cet extrait du blog de Paul Jorion est issu d" Un « article presslib’ » [qui est ] est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
(3) Je n'ai malheureusement pas l'honneur d'être à l'origine de ce néologisme. Je l'ai chipé chez un "blogueurinfluent" que je lit, mais je ne sais plus lequel...
Quelle était la situation, par exemple, en 2007 ?
Début janvier 2007, le brut était à un peu plus de $50 le baril. Le seuil psychologique des $100 était encore un fantasme, allègrement franchi dans la joie moins d'un an plus tard.Six mois plus tard, l'Arabie Saoudite acceptait d'ouvrir ses vannes pour tempérer un peu la hausse (pic à $140 début juillet). Il y a 2 jours, l'OPEP a décidé de réduire sa production de pétrole de 520 000 barils par jour.
Ce qui signifie que pour l'OPEP, le prix en dessous duquel il ne faut pas descendre est le seuil psychologique de $100.
Bref, en 18 mois, on observe une complète inversion des tendances, des seuils et des limites (qui elles-même ont des bornes qu'on ne franchirai pas sans les dépasser)...
Sinon, autre infime changement, les 2 plus grosses boites privées (qui étaient publiques) de refinancement viennent (la semaine dernière de se faire nationaliser. Oui oui, comme dans n'importe quelle Dictature Rouge ((C) White House), l'État américain, fils spirituel d'Adam Smith et de Ronal Reagan (pour faire court), a spolié les actionnaires et (re)pris le contrôle des deux monstres. Si ca c'est pas un constat d'échec, je ne m'y connais pas en fiasco !
Dans la foulée, j'apprends en lisant le blog de Paul Jorion (lecture saine et distrayante) que la grosse boite qui assure les banques contre le risque de caisse vide vient de dire à 1500 de ses clients (1500 banques, donc): "heu.. désolé, mais ça va plus être possible".
En clair et dans le texte :
"[...]on apprend aujourd’hui que l’une des compagnies qui assurent ainsi les banques se retire du business, manifestement parce que le risque lui paraît désormais trop élevé. Quinze cents banques clientes ont été contactées, quinze cents banques qui devront trouver un autre moyen de rassurer leurs déposants fortunés que leur argent est en sécurité dans leurs coffres-forts.
La personne qui aurait donné l’ordre à cette compagnie d’agir ainsi est son propriétaire, qui n’est autre que l’investisseur vedette, Warren Buffett (1).
Warren Buffett est un homme avisé qui perd rarement de l’argent. S’il a perdu confiance dans quinze cents banques commerciales américaines, ce n’est pas bon signe. Pas bon signe du tout ! " (2)
Voila ou je voulais en venir: deux des paradigmes bien profondément ancrés dans "nos" cervelles ("l'énergie c'est pas cher" et "mes sous sont en sécurité à la banque" viennent de voler en éclat, sans que cela provoque le raz-de-marrée médiatique que cela devrait. Au contraire, on nous rabâche les oreilles de "crise conjoncturelle", de "mauvaise passe qui est derrière nous" et de nouveau réacteurs nucléaires (Bouygues) qui nous assurerons bonheur, félicité et confort moelleux pour des siècles et des siècles, amen.
Alors que la réalité semble tout autre, plus rude un poil moins conciliante. La réside le principal inconvénient de la vrai vie (par opposition aux salon feutrés des décideurs de tous poils): les fait sont têtus, et si les chiffres et les cerveaux peuvent se faire manipuler sans broncher, les faits, eux, sont là, et ne semblent pas avoir envie de donner raison à la politique néo-conne.
D'autre part, je ne peux que saluer les initiatives conjointes de Morales et Chavez d'avoir foutu à la porte les ambassadeurs américains. Ça nous change des aplatventreries (3) européennes. Voila 50 ans (au moins) que les ricains mettent la planette a feu et a sang. Qu'ils aillent se faire foutre. (oui, je sais, quand le sang me monte, la pertinence de l'analyse en souffre, mais, voyez-vous, si je ne suis qu'Amour, je n'en demeure pas moins humain).
(1) « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner », ainsi que « C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus. », citations de Warren Buffet, qui doit avoir un certain sens de l'a propos pour être l'hommeleplusrichedumonde.
(2) Cet extrait du blog de Paul Jorion est issu d" Un « article presslib’ » [qui est ] est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
(3) Je n'ai malheureusement pas l'honneur d'être à l'origine de ce néologisme. Je l'ai chipé chez un "blogueurinfluent" que je lit, mais je ne sais plus lequel...
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12 Septembre 2008 à 10:34 dans
- mon point de vue(s)


surtout qu'il est de gauche ... qu'en apparence ... ça reste avant tout (et profondément ancré) un ... militaire (le précédent miliaire de gauche de la région est restée 49 ans à la tête de son île des Caraïbes ... avant de laisser la place à son frère ... militaire également).
... ce qui les diffèrent grandement de Morales ... ou d'Allende.
Posté par Tonio — 12 Sep 2008, 14:19
ah ça c'est clair ...
... mais en interne, il ne faut pas se faire avoir par "l'angélisme" apparent de l'animal ...
... et le populisme qu'il soit de droite ou de gauche ne fait qu'une seule victime. Le peuple.
Posté par Tonio — 12 Sep 2008, 14:10
Je me doutais que j'allais avoir une réaction a ce sujet de ta part.
Il n'empêche que je suis très content qu'ils fassent les gros yeux plutôt que de laisser un coup d'État visant à les abattre se tramer sous leurs yeux.
Posté par jide — 12 Sep 2008, 13:22
ouaip ... on n'est pas dans la merde ...
et si l'OPEP décide de réduire les vannes, il faut y voir 2 conséquences ....
1. c'est quand même carrément + cool de vendre 100 barils à + de 100€ que 100 à - de 100€ ... ça, on s'en saurait douter ... donc normal finalement que l'OPEP réduise ... ils ne sont pas là pour être philanthrope.
2. le peak oil est derrière nous ... si ces pays ouvrent trop les vannes, la pompe à fric qui n'est pas péreine, s'éteindra beaucoup plus tôt que prévu ... donc j'y vois comme un signe d'affaiblissement drastique des ressources ... les pays de l'OPEP préférant se garder sous le coude qqes dizaines d'année de production ... surtout qu'on en revient au 1er principe ... il vaut mieux vendre moins par an mais plus cher et plus longtemps ...
... sinon pour revenir à la fin de ton fil ... 100% d'accord ... même si j'ai toujours autant de réserve sur ce cher Chavez ... ayant passé encore un très longue soirée à discuter (-autour d'un déclieux brevage ;) -) avec mon pote vénézuelien (qui est loin d'être de droite) sur la politique interne du général qui n'est ni plus ni moins qu'un Sarkozy de gauche (en apparence) ... c'est à dire un gesticulateur externe qui ne fait rien pour améliorer la situation en interne et qui fait tout pour enrichier ses amis proches et rien pour aider le pauv' diable clampin moyen. En gros, les XX milliards de $$ de rente pétrolière nouvellement nationalisé ... les vénézueliens n'en voient pas une seule goutte ... ou si peu que ça en devient mesquin.
Posté par Tonio — 12 Sep 2008, 13:18