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Si ça continue ça va pas durer

Decroissance ...

Desole pour le manque d'analyse de ces derniers jours...
Le jardin, les amis et le beau temps m'ont éloigné de mon écran.
Heureusement, il y a une vie au dehors.

Des légumes qui poussent, des fruits qui mûrissent, des enfants qui grandissent...

Mais comme le temps de cette semaine devrait être un peu moins beau, prenez le temps de visionner cette vidéo de Serges Latouche, qui cause de décroissance.
Ou plutôt, comme il le dit, d'"a-croissance", par analogie avec l'athéisme.


Morceaux choisis:

"[...]nous avons fait de la croissance un mot-fétiche, c'est un peu tout et n'importe quoi, y compris la croissance des pollutions, la croissance des maladies, la croissance de l'intoxication. Pour cette raison, c'est un concept pervers, parce qu'il est inconcevable dans un monde fini qu'il puisse y avoir une croissance infinie."

"la décroissances, il faut être clair, c'est un slogan, ce n'est pas un concept, ce n'est pas le symétrique de la croissance [...] C'est un slogan qui est fait pour casser la langue de bois dominante de l'idéologie de la croissance. Si on voulait être rigoureux, il faudrait parler d'a-croissance, comme on parle d'athéisme et d'ailleurs c'est très précisément d'une religion qu'il s'agit.
La croissance est une véritable croyance et donne lieu a un véritable culte avec ses rituels consuméristes.
Donc parler de décroissance c'est vouloir dire " une croissance infinie n'est pas possible dans un monde fini".
Tous les problèmes écologiques, sociaux, culturels sont engendre par la croissance, donc il faut sortir de cette mécanique infernale, donc le mot décroissance un un cote provocateur."


Serge Latouche - La Décroissance
Uploaded by planetendanger

Commentaires

  1. @bo
    tu as raison de soulever la difficulté de se passer de véhicule pour aller travailler ou aller retrouver sa famille à plusieurs km lors d'un week-end.
    Il est clair que si on interdisait du jour au lendemain l'utilisation des voitures, la vie sociale et économique serait bloquée.

    Cependant la solution n'est peut-être pas dans un monde 100% sans voiture ni camion. Quelques petites idées:
    - pour aller travailler au centre ville: utiliser les transports en communs si possible, sans transport en commun privilégier le co-voiturage (une voiture avec 4 passagers et mieux que 4 voitures avec un seul passager), en plus cela permet de tisser des liens avec ses voisins, ses collégues ou ses amis. Pareil lorsqu'il faut conduire les marmots à l'école.

    - pour transporter les marchandises: privilégier le rail (devant les camions et les avions) ou le bâteau (ici je pense à ma ville qui est traversée par un fleuve).

    - lors de nos achats: privilégier les produits locaux (marchés, coopératives, fermes).

    Il y a encore beaucoup d'autres façons de vivre en respectant notre environnement. A nous de les trouver et de les utiliser.

    Posté par Hugo — 13 Mai 2008, 23:53

  2. certes.
    pour préciser, je suis bien d'accord avec l'idée générale de limiter ou optimiser les déplacements, mais je suis surtout d'accord avec l'idée de les améliorer sous divers points de vue: environnemental, social, économique...

    voir a ce sujet les deux billets de superno concernant la perte de son permis et ses déboires à la sncf...

    Posté par bo — 13 Mai 2008, 11:39

  3. Je ne suis absolument pas spécialiste des réseaux, mais je suis sur qu'il existe un mode d'aménagement du territoire qui minimise les déplacements.
    Que les transports soient indispensables est une chose (ils l'ont toujours été), mais que l'on refuse de limiter les dégâts (et que l'on accentue la dépendance a la voiture) au moment ou la situation devient cruciale en est une autre.
    Les changements de comportements / mentalités / aménagement dans les 10 ans a venir vont être intéressants à observer, je pense...

    Posté par jide — 13 Mai 2008, 10:15

  4. ben ici il fait beau, mais j'ai tout de meme écouté tout ça avec beaucoup d'attention et de plaisir.

    j'habite sur une ile ou la question d'espace bio-productif a une réalité locale criante, même si curieusement ici personne ne veut le voir... le mythe du paradis, sans doute.
    Ce paradis pose aussi cruellement la question de l'incorporation de coûts de transport dans chaque objet consommé, chacun le paye au quotidien mais personne ne réagit, curieux...

    Dans ce beau et bon discours, il n'y a qu'un point qui me chagrine, ou en tout cas qui pose débat, c'est celui de la relocalisation sensée réduire la masse de transports.
    N'importe qui vivant en dehors d'une ville sait que le transport lui est tout à fait indispensable au quotidien, ne serait-ce que pour aller travailler. Il aura beau cultiver ses légumes et s'échiner à créer des emplois et de la culture sur place, sans parler des services publics, des déplacements vers des centres plus ou moins urbains seront inéluctables. Pas pour tous, pas tous les jours, mais quand même.

    Et d'un autre coté, la quantité discutable de terres agricoles, ou même de jardinets au centre des grandes villes, impose à tous les urbains d'être dépendants d'un grand nombre de transports de biens. Sans parler de ceux qui auraient la bizarre idée de vouloir, de temps en temps, sortir de la ville...

    La relocalisation est une très bonne idée, mais le fait est que la masse de population à faire travailler ou à soigner dans un cas, à nourrir ou équiper dans l'autre, rend définitivement les systemes de transports indispensables. ce qui ouvre d'autres grandsdébats...

    Posté par bo — 13 Mai 2008, 02:29


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