We own the world
Noam Chomsky présente une une analyse de l'esprit américain, qu'il soit démocrate ou républicain, qui peut se résumer par "we own the world". En d'autre termes, et en francais, "le monde est a nous".
Aux américains, donc.
Et cela, selon Chomsky, explique une grande partie de la politique étrangère américaine.
Le problème militaire ne se pose pas en terme de légitimité morale de telle ou telle action, mais bien en termes économique ("est ce qu'il est rentable de faire la guerre en Irak?"). L'article est à lire ici en anglais, et ici en français.
Pour une raison ou un autre, je ne peut pas copier d'extrait du lien en français. A lire en entier, donc :-)
J'ai lu ce texte il y a 2 ou 3 jours, et je tombe ce matin sur une interview de Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller du président Carter et soutient d'Obama) qui s'exprime "en son nom, "en tant que Démocrate", sur le retrait des troupes US d'Irak.
Et là, stupeur, malgré des conclusions que je partage (le retrait des troupes US d'Irak), venant d'un démocrate (j'ai donc un léger a priori positif) ses propos illustrent parfaitement ce que Chomsky condamne: le raisonnement est complètement vicié au départ. Une logique qui parait robuste repose sur une grossière erreur ("we own the world").
Deux extraits:
"Cependant, si on avait demandé au peuple américain il y a cinq ans si l’obsession de Bush pour le renversement de Saddam Hussein valait 4000 vies américaines, près de 30 000 blessés et plusieurs milliards de dollars - sans parler des dommages non mesurables infligés à la crédibilité, à la légitimité et au statut moral des USA dans le monde entier - presque certainement la réponse à cette question aurait été un « non » sans équivoque."
Pas un mot sur les centaines de milliers de civils irakiens tués.
"En résumé, cette guerre est devenue une tragédie nationale, un désastre économique, une catastrophe régionale menaçant les USA d’un « effet boomerang ». Y mettre fin relève du plus haut intérêt de la nation."
Notez: ne relève pas de l'intérêt des enfants d'Irak, ou de la géopolitique du Moyen-Orient, mais "du plus haut intérêt de la nation" US.
Le monde leur appartient, donc...
C'est en tout cas la pensée la plus répandue, et la plus présente dans l'inconscient collectif américain, une sorte d'énorme complexe de supériorité.
Et cela explique aussi pourquoi démocrate ou républicains ont toujours mené une politique étrangère aussi belliqueuse, et pourquoi il n'y a rien à attendre sur le long terme des prochaines élections.
C'était le billet "comprenons notre anti-américanisme primaire"
Aux américains, donc.
Et cela, selon Chomsky, explique une grande partie de la politique étrangère américaine.
Le problème militaire ne se pose pas en terme de légitimité morale de telle ou telle action, mais bien en termes économique ("est ce qu'il est rentable de faire la guerre en Irak?"). L'article est à lire ici en anglais, et ici en français.
Pour une raison ou un autre, je ne peut pas copier d'extrait du lien en français. A lire en entier, donc :-)
J'ai lu ce texte il y a 2 ou 3 jours, et je tombe ce matin sur une interview de Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller du président Carter et soutient d'Obama) qui s'exprime "en son nom, "en tant que Démocrate", sur le retrait des troupes US d'Irak.
Et là, stupeur, malgré des conclusions que je partage (le retrait des troupes US d'Irak), venant d'un démocrate (j'ai donc un léger a priori positif) ses propos illustrent parfaitement ce que Chomsky condamne: le raisonnement est complètement vicié au départ. Une logique qui parait robuste repose sur une grossière erreur ("we own the world").
Deux extraits:
"Cependant, si on avait demandé au peuple américain il y a cinq ans si l’obsession de Bush pour le renversement de Saddam Hussein valait 4000 vies américaines, près de 30 000 blessés et plusieurs milliards de dollars - sans parler des dommages non mesurables infligés à la crédibilité, à la légitimité et au statut moral des USA dans le monde entier - presque certainement la réponse à cette question aurait été un « non » sans équivoque."
Pas un mot sur les centaines de milliers de civils irakiens tués.
"En résumé, cette guerre est devenue une tragédie nationale, un désastre économique, une catastrophe régionale menaçant les USA d’un « effet boomerang ». Y mettre fin relève du plus haut intérêt de la nation."
Notez: ne relève pas de l'intérêt des enfants d'Irak, ou de la géopolitique du Moyen-Orient, mais "du plus haut intérêt de la nation" US.
Le monde leur appartient, donc...
C'est en tout cas la pensée la plus répandue, et la plus présente dans l'inconscient collectif américain, une sorte d'énorme complexe de supériorité.
Et cela explique aussi pourquoi démocrate ou républicains ont toujours mené une politique étrangère aussi belliqueuse, et pourquoi il n'y a rien à attendre sur le long terme des prochaines élections.
C'était le billet "comprenons notre anti-américanisme primaire"
-
31 Mars 2008 à 18:37 dans
- mon point de vue(s)


Crise systémique : Vers un Impact Global
Il est quand même invraisemblable de constater que nos médias -tous confondus, alternatifs compris- taisent à ce point, ce qui se trame en arrière fond pour sauver le capitalisme en déclin, par des manœuvres politico-financières et par la manipulation de l’information, en détournant l’attention.
Les subprimes et les titrisations de leurs produits dérivés, ne sont que l’effet déclencheur de ce déclin.
Ne nous trompons de combat, attention aux fausses mobilisations !
Le Tibet et les JO, Ingrid Betancourt, le Sarkoland et les débats de la vraie fausse rigueur, les gesticulations stériles d’une opposition fantoche, ne sont là que pour masquer ce qui est en train de s’organiser sous nos yeux.
Je veux parler ici du véritable tsunami économico-politique, énergie du désespoir des piliers de l’ordre mondial, pour laisser croire que le système n’est pas mort. Les enjeux sont énergétiques, par le maintien de l’hégémonie du modèle Américain dans le monde et la sauvegarde de la suprématie de l’étalon dollar.
En fait les US n’ont fait que faire marcher la planche à billet pour créer une richesse, toute virtuelle, pour favoriser leur croissance et l’heure est maintenant venue de régler l’ardoise.
Une seconde vague systémique est attendue cet été lorsqu’il faudra faire un appel à des liquidités gigantesques, de la première fournée des baby-boomers réclamant leurs fonds de pensions arrivés à terme.
L’accroissement de la dette Américaine détenue pour 30% par des fonds privés et souverains tel que L’Asie, les fonds de réserve colossaux (1.500 Mds $ de la banque centrale de la chine (CIC), laisse à penser que la FED ne maîtrise plus du rien tout.
La chute du dollar et son découplement par les pays producteurs de pétrole pour une valeur monétaire combinée plus stable comme base commerciale à sa transaction, fait craindre le pire de la part des US.
La réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN, et la mise en place d’un bouclier anti-missile en Europe, sont des signes avant coureurs de bruits de bottes, et l’Afghanistan qu’un leurre.
Quand on sait que la guerre en Irak- alors que l’Amérique amorçait une récession- n’était qu’un prétexte pour relancer l’économie par l’armement et de sa main mise sur le pétrole.
Résultat, pas ou peu de pétrole et une dette de guerre de 3.000 Mds de $, soit 30% du PIB des US !
Alors oui, Iran nous voilà !
Mon analyse est sans doute très sommaire et incomplète car je n’ai pas le talent d’Olivier Bonnet, mais je tente de m’informer sur le net où en prenant le temps, on peut découvrir une foule d’information.
Aussi, e vous invite à visiter mon blog dans lequel j’ai réunis des documents financiers et géopolitique à ce sujet, fort instructif :
http://diablogtime.free.fr/
Posté par Sam's — 07 Avr 2008, 10:33
Je ne suis pas sur que le "clivage politique si particulier" dont tu parles soit si différent du paysage politique français, ou une droite dure s'est vue opposé un centre-gauche social démocrate...
Posté par jide — 03 Avr 2008, 18:41
bonne analyse à laquelle il manque cependant une précision: pourquoi cette vision du monde de la part des Américains, qu'ils soient démocrates ou républicains? En fait, la gauche(au sens français du terme, ou même disons...européen) n'existe pas aux USA. Les républicains sont en fait bien "à droite"(=conservateurs, réactionnaires même je dirais...) et les démocrates sont un peu plus au centre...ils se rapprochent des sociaux-démocrates, sans toutefois réellement titiller un Bayrou ou un Blair(qui ferait figure de vulgaire gauchiste pour des énergumènes tels que Mc Cain ou Bush)
c'est en comprenant ce clivage politique si particulier, lié à mon sens à la nature même de ce pays(ressources naturelles importantes, terre d'accueil au passé très récent qui a tiré une force de son immigration...en gros grâce à des avantages structurels uniques qui ont pu forger la puissance économique Américaine, et donc par la suite son hégémonie dans les domaines militaire, scientifique, culturel etc.), qu'on peut appréhender la politique impérialiste, expansionniste et interventionniste des différents gouvernements qui se sont succédés, qu'ils soient démocrates ou républicains...et qui, à quelques différences près, ont toujours eu pour unique sujet de préoccupation la préservation des intérêts tout-puissants de ce bô pays/
En résumé, voilà pourquoi les américains-ou du moins leurs dirigeants- n'ont toujours pensé qu'à eux....
Posté par toff — 02 Avr 2008, 21:56