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Si ça continue ça va pas durer

Une grosse colère

C'est une grosse colère que pique CSP sur ce billet.
Comme (presque) toujours, je suis d'accord avec son analyse, pas avec ses conclusions. Peu importe, voici quelques phrases florilèges:
[...]
Au XXIème siècle, en France, dans un pays riche, puisque contrairement à ce que mentent les libéraux et leurs caniches, nous vivons dans un pays riche et qui s'enrichit de plus en plus, l'existence d'une misère pareille n'est même plus seulement un scandale : c'est bel et bien la démonstration de l'échec d'une idéologie.
Un échec dont le coût humain et social est effrayant. Et dont les résultats mettent très, très, mais alors très en colère...

La précarité, j'ai connu. Et de très près, même. Et il n y a pas de raisons que je ne puisse la connaître à nouveau, puisque comme le montre le docu, ça tient à si peu de choses...
Cette précarité ne tombe pas du ciel, ces emplois merdiques, ces horaires à la con, ces salaires ridicules ne sont pas le fruit du hasard, ou d'une "conjecture" quelconque ; tout ça a procédé de décisions, politiques, économiques, sociales. La précarité n'est pas seulement une forme d'organisation du travail : c'est un projet de société. C'est un choix de civilisation, déterminé par les dominants, afin tout simplement de nous briser. De nous faire taire. Et de nous faire travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive.

La précarité n'est pas seulement une façon artificielle de faire baisser les chiffres du chômage en fournissant de la chair à vil prix à un patronat de plus en plus décomplexé : c'est une machine à fabriquer de la peur. À fabriquer de l'insécurité sociale par le chantage permanent qu'elle exerce sur tout le monde. La précarité ne set pas seulement à engraisser les employeurs à moindre coût : c'est un outil de contrôle social. Tais toi. ne dis rien. Ne te plains pas. Travaille. Pour d'autres c'est pire. Si tu n'est pas content, il y'en a des centaines qui attendent.
[...]
Mais ils n'en ont pas encore assez ! Mais ils veulent plus de "réformes" ! D'autant plus brutales que cette caste de bourgeois bien au chaud dans leurs institutions et leurs salles de rédaction n'en sentiront jamais les effets. Pas de précarité pour eux ; ils sont protégés par leur classe sociale, et ils le savent.
[...]
Ma conclusion, comme toujours: battons nous avec nos armes les plus puissantes: notre cerveau et notre porte-monnaie.

On va garder les pavés au chaud pour une occaz'

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