Durable ?
J'ai déjà parle ici de décroissance, mais jamais de "développement durable", parce que j'ai toujours pensé que ce concept était un pis-aller, une sorte de sésame magique qui permet beaucoup (de bonne conscience) et impose très peu (d'initiatives concrètes et significatives).
Le développement durable, c'est "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs". C'est donc très large et très important, et on ne peut pas dire que l'idée soit mauvaise. On peut même allez faire un tour sur Wikipedia pour lire ce qui en est dit...
A ce propos, je viens de lire un texte tiré d'une interview d'Aurelien Bernier dans le magazine CRASH. Le texte complet est ici.
Cette interview met en lumière l'arnaque primitive du concept de développement durable comme l'équilibre entre le social, l'environnement et l'économie. Comme l'économie est leur seul des trois de ces pilier qui ai une force d'action, les deux autres sont -de fait- a son service.
Alors que c'est la hiérarchie exactement inverse qui devrait être observée...
Je vous en livre ici quelques extraits-qui-vont-bien pour vous mettre en appétit et nourrir le dialogue. Le mieux, comme d'habitude, c'est de lire le texte complet.
Dans son acception classique, le développement durable n'est pas du tout contraire aux "lois" néoliberales, et les économistes de tous poils peuvent s'en gargariser la glotte entre deux tranches de croissance et de plu-values. Dans son acception "corrigée" (par Aurelien Bernier), c'est un excellent point de départ aux concepts de décroissance, ou en tout cas de consommation raisonnée et éthique. Bref, à lire et à réfléchir...
"le développement durable restera une décoration offerte aux entreprises tant qu’il ne s’attaquera pas à la mondialisation néolibérale. Encourager les bonnes pratiques sur la base du volontariat sans rien changer aux lois du commerce international relève de l’arnaque pure et simple."
" La croissance est une notion fourre-tout qu’il faut absolument redéfinir. A l’heure actuelle, consommer du pétrole crée de la croissance, et dépolluer les plages après une marée noire également. Nous avons besoin d’autres indicateurs que le seul PIB."
"Le système néo-libéral repose sur une logique finalement très simple : en autorisant les entreprises à produire où elles veulent et à vendre comme elles le veulent, on favorise les pays les plus attractifs pour les firmes, avec le coût du travail le plus faible, les réglementations environnementales les plus laxistes et les régimes fiscaux les moins contraignants. Cette concurrence tire tous les pays vers le bas.[...]Il faut donner la priorité à la satisfaction des besoins sociaux, favoriser les productions locales et les circuits courts, et arrêter la production de biens inutiles qui impactent fortement l’environnement."
"Le consommateur a du poids lorsqu’il consomme puisque c’est lui qui tient en mains le carnet de chèques. Mais le citoyen a un rôle à mon avis encore plus important, car il peut obliger le politique à prendre des décisions de véritable rupture. "
"Un problème de la définition du développement durable est qu’on n’a fait aucune hiérarchie entre le social, l’environnemental et l’économique. Dans la pratique, c’est donc toujours l’économique qui domine, et les entreprises font un peu d’environnement pour donner le change, le social passant à la trappe. Il faut redéfinir le développement durable en mettant des priorités : l’objectif ultime, c’est le bien-être social et rien d’autre. Mais ce bien-être doit devenir transmissible d’une génération à l’autre, et donc la contrainte environnementale doit absolument être prise en compte. Alors, l’économique doit se mettre au service du social et se plier à la contrainte environnementale. Dans ce cas seulement, on peut parler de développement durable."
Le développement durable, c'est "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs". C'est donc très large et très important, et on ne peut pas dire que l'idée soit mauvaise. On peut même allez faire un tour sur Wikipedia pour lire ce qui en est dit...
A ce propos, je viens de lire un texte tiré d'une interview d'Aurelien Bernier dans le magazine CRASH. Le texte complet est ici.
Cette interview met en lumière l'arnaque primitive du concept de développement durable comme l'équilibre entre le social, l'environnement et l'économie. Comme l'économie est leur seul des trois de ces pilier qui ai une force d'action, les deux autres sont -de fait- a son service.
Alors que c'est la hiérarchie exactement inverse qui devrait être observée...
Je vous en livre ici quelques extraits-qui-vont-bien pour vous mettre en appétit et nourrir le dialogue. Le mieux, comme d'habitude, c'est de lire le texte complet.
Dans son acception classique, le développement durable n'est pas du tout contraire aux "lois" néoliberales, et les économistes de tous poils peuvent s'en gargariser la glotte entre deux tranches de croissance et de plu-values. Dans son acception "corrigée" (par Aurelien Bernier), c'est un excellent point de départ aux concepts de décroissance, ou en tout cas de consommation raisonnée et éthique. Bref, à lire et à réfléchir...
"le développement durable restera une décoration offerte aux entreprises tant qu’il ne s’attaquera pas à la mondialisation néolibérale. Encourager les bonnes pratiques sur la base du volontariat sans rien changer aux lois du commerce international relève de l’arnaque pure et simple."
" La croissance est une notion fourre-tout qu’il faut absolument redéfinir. A l’heure actuelle, consommer du pétrole crée de la croissance, et dépolluer les plages après une marée noire également. Nous avons besoin d’autres indicateurs que le seul PIB."
"Le système néo-libéral repose sur une logique finalement très simple : en autorisant les entreprises à produire où elles veulent et à vendre comme elles le veulent, on favorise les pays les plus attractifs pour les firmes, avec le coût du travail le plus faible, les réglementations environnementales les plus laxistes et les régimes fiscaux les moins contraignants. Cette concurrence tire tous les pays vers le bas.[...]Il faut donner la priorité à la satisfaction des besoins sociaux, favoriser les productions locales et les circuits courts, et arrêter la production de biens inutiles qui impactent fortement l’environnement."
"Le consommateur a du poids lorsqu’il consomme puisque c’est lui qui tient en mains le carnet de chèques. Mais le citoyen a un rôle à mon avis encore plus important, car il peut obliger le politique à prendre des décisions de véritable rupture. "
"Un problème de la définition du développement durable est qu’on n’a fait aucune hiérarchie entre le social, l’environnemental et l’économique. Dans la pratique, c’est donc toujours l’économique qui domine, et les entreprises font un peu d’environnement pour donner le change, le social passant à la trappe. Il faut redéfinir le développement durable en mettant des priorités : l’objectif ultime, c’est le bien-être social et rien d’autre. Mais ce bien-être doit devenir transmissible d’une génération à l’autre, et donc la contrainte environnementale doit absolument être prise en compte. Alors, l’économique doit se mettre au service du social et se plier à la contrainte environnementale. Dans ce cas seulement, on peut parler de développement durable."
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12 Mars 2008 à 20:07 dans
- entretien

