Nous sommes tous des déviants
La baisse sondagière de Sarkozy depuis le début de son mandat pourrait me procurerune petite satisfaction. La satisfaction que les français (enfin, certains seulement) réalisent enfin quel guignol ils ont élus. En première analyse, c'est très bien, ça fait chaud au cœur et permet de prendre une petite revanche aigrie...
Mais en deuxième analyse, c'est un desavoeux du bonhomme et de ses délires, pas de sa politique de droite déshumanisée. Alors que c'est là que réside le vrai danger.
Trois raisons (parmi d'autre) de ne pas se réjouir:
- Malgré ses extravagances qui auraient du -selon moi- le conduire à l'asile le plus proche pour un "accompagnement" psychiatrique, 36 % des français (Sondage BVA réalisée 15-16/02/08) ont encore une bonne opinion de cet individu. Soit, si l'on croit les sondages, une bonne quinzaine de millions, deux fois la population suisse. De plus, comme le souligne le blog Instantanés d'une société médiatiquement modifiée "L'impopularité ne change strictement rien". A lire ici.
- La gauche va probablement tirer un bénéfice électoral important des prochaines municipales. Or, le parti est toujours aussi moisi, et aucune reforme, unité ou prise de conscience n'a été faite ou est sérieusement en vue. N'oublions pas que Sarkozy a autant le champs libre parce que l'opposition (ou supposée telle) est a peu près inaudible, à part quelques petites phrases sans profondeur.
- 81% des français (sondage Ifop pour Le Figaro) approuvent une loi qui découle directement de principes totalitaires: la détention pour un crime qui n'est pas encore commis. 64 % sont même pour sa rétroactivité: C'est une insulte aux principes élémentaires de la constitution. Etienne Mougeotte ne s'y trompe pas, puisque dans son édito du figaro du 25 fevrier au titre à la rhétorique aussi subtile que "Que messieurs les assassins commencent", il parle de "protéger les citoyens ordinaires des [...] déviants".
"Déviant: Qui dévie des normes sociales". Ça fleure bon l'Inquisition et les Goulags... Vaste programme...
Les déclarations outragées de complicité d'assassinat du parti "socialiste" sont suffisamment stupides pour ne pas être relevées. Le PS est assez grand pour se ridiculiser tout seul. Mais le niveau du débat en dit long sur le niveau intellectuel de nos dirigeants, qui l'abaissent encore à l'approche des élections pour être bien sur de ne surtout pas faire appel à la réflexion des électeurs, mais bien à leurs émotions les plus basses...
En clair, nous vivons est un monde de droite, ou la réflexion, le partage et la discussion intelligente sont des concepts marginaux.
Pour ne pas dire déviants.
Mais en deuxième analyse, c'est un desavoeux du bonhomme et de ses délires, pas de sa politique de droite déshumanisée. Alors que c'est là que réside le vrai danger.
Trois raisons (parmi d'autre) de ne pas se réjouir:
- Malgré ses extravagances qui auraient du -selon moi- le conduire à l'asile le plus proche pour un "accompagnement" psychiatrique, 36 % des français (Sondage BVA réalisée 15-16/02/08) ont encore une bonne opinion de cet individu. Soit, si l'on croit les sondages, une bonne quinzaine de millions, deux fois la population suisse. De plus, comme le souligne le blog Instantanés d'une société médiatiquement modifiée "L'impopularité ne change strictement rien". A lire ici.
- La gauche va probablement tirer un bénéfice électoral important des prochaines municipales. Or, le parti est toujours aussi moisi, et aucune reforme, unité ou prise de conscience n'a été faite ou est sérieusement en vue. N'oublions pas que Sarkozy a autant le champs libre parce que l'opposition (ou supposée telle) est a peu près inaudible, à part quelques petites phrases sans profondeur.
- 81% des français (sondage Ifop pour Le Figaro) approuvent une loi qui découle directement de principes totalitaires: la détention pour un crime qui n'est pas encore commis. 64 % sont même pour sa rétroactivité: C'est une insulte aux principes élémentaires de la constitution. Etienne Mougeotte ne s'y trompe pas, puisque dans son édito du figaro du 25 fevrier au titre à la rhétorique aussi subtile que "Que messieurs les assassins commencent", il parle de "protéger les citoyens ordinaires des [...] déviants".
"Déviant: Qui dévie des normes sociales". Ça fleure bon l'Inquisition et les Goulags... Vaste programme...
Les déclarations outragées de complicité d'assassinat du parti "socialiste" sont suffisamment stupides pour ne pas être relevées. Le PS est assez grand pour se ridiculiser tout seul. Mais le niveau du débat en dit long sur le niveau intellectuel de nos dirigeants, qui l'abaissent encore à l'approche des élections pour être bien sur de ne surtout pas faire appel à la réflexion des électeurs, mais bien à leurs émotions les plus basses...
En clair, nous vivons est un monde de droite, ou la réflexion, le partage et la discussion intelligente sont des concepts marginaux.
Pour ne pas dire déviants.
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26 Février 2008 à 11:06 dans
- mon point de vue(s)

