Encore et toujours, la chasse de l'Autre, la traque de l'Etranger pour le chiffre, au mépris de la logique, des droits humains les plus élémentaires et du Droit tout court.
Diffusez cette vidéo, avec un peu de chance, une semaine après sa diffusion dans le silence (des pantoufles), un petit buzz ne lui ferai pas de mal.
Bien sur, elle est pour l'instant diffusée sur Dailymotion, donc elle risque d'être effacée rapidement (on parie ?). Lire ici pour se convaincre.
Pas trop envie aujourd'hui de me pencher sur l'analyse du pourquoi du comment du vote non des irlandais.
Tout ce que la toile compte de blogueur, de journaliste, d'analyste et de commentateur à déjà livrés son point de vue. Vous connaissez la maison, je vous laisse trouver ça comme des grands...
Je constate juste que l'Europe veut se faire sans les citoyens, à tout prix (y compris celui de renier les plus élémentaires des principes démocratiques).
Les commentaires déçus ou satisfaits me laissent le même goût amers.
L'Europe du fric se fera, avec ou sans le consentement des principaux concernés, des veaux à qui le droit de vote n'aurait jamais du être donné, puisqu'ils ne votent pas comme on leur dit...
Alors pour vous détendre les neurones et les oreilles, voici l'un des titres du fabuleux "Third", album de Portishead.
Une grosse claque musical pour moi.
Je reprends a mon compte le mépris et le dégoût de CSP (dans ce billet) pour les "braves gens", qui dans le Figaro répandent leur haine comme de la bave, et se réjouissent de la mort d'un homme.
"[...] Je méprisais, je méprise et je mépriserai cette frange de la population trop lâche, trop couarde, trop veule et rampante, qui exige sa propre soumission et l'exige pour les autres, cette France réactionnaire intimement convaincue dans le moindre de ses fibres d'être les Bons, les Normaux, les Vrais, et qui rejette avec horreur tout ce qui ne lui ressemble pas. Tout ce qui n'est pas avili à force d'hypocrisie et de bonne conscience, tout ce qui n'est pas soumis et à quatre pattes, tout ce qui n'est pas d'un conformisme d'acier et se pare des Valeurs Morales qui ne sont que le masque de la peur, de la bonne grosse trouille de tout et du reste...
Ces gens réclament la dureté, acclament la force, admirent les bourreaux, parce qu'ils sont lâches, tout simplement. Des lâches, des pauvres petits péteux de rien du tout qui sont trop heureux de vivre leur non-existence de cancrelats serviles et appellent ça être des "braves gens"...
[...]
Desole pour le manque d'analyse de ces derniers jours...
Le jardin, les amis et le beau temps m'ont éloigné de mon écran.
Heureusement, il y a une vie au dehors.
Des légumes qui poussent, des fruits qui mûrissent, des enfants qui grandissent...
Mais comme le temps de cette semaine devrait être un peu moins beau, prenez le temps de visionner cette vidéo de Serges Latouche, qui cause de décroissance.
Ou plutôt, comme il le dit, d'"a-croissance", par analogie avec l'athéisme.
Morceaux choisis:
"[...]nous avons fait de la croissance un mot-fétiche, c'est un peu tout et n'importe quoi, y compris la croissance des pollutions, la croissance des maladies, la croissance de l'intoxication. Pour cette raison, c'est un concept pervers, parce qu'il est inconcevable
dans un monde fini qu'il puisse y avoir une croissance infinie."
"la décroissances, il faut être clair, c'est un slogan, ce n'est pas un concept, ce n'est pas le symétrique de la croissance [...]
C'est un slogan qui est fait pour casser la langue de bois dominante de l'idéologie de la croissance. Si on voulait être rigoureux, il faudrait parler d'a-croissance, comme on parle d'athéisme et d'ailleurs c'est très précisément d'une religion qu'il s'agit. La croissance est une véritable croyance et donne lieu a un véritable culte avec ses rituels consuméristes.
Donc parler de décroissance c'est vouloir dire " une croissance infinie n'est pas possible dans un monde fini".
Tous les problèmes écologiques, sociaux, culturels sont engendre par la croissance, donc il faut sortir de cette mécanique
infernale, donc le mot décroissance un un cote provocateur."
Je suis très très (très) déçu...
Ben oui, je n'ai plus la télé depuis belle lurette (j'ai démonté l'antenne, elle gênait la vue) et je vais louper l'inloupable, manquer l'immanquable, rater l'inratable.
Ce soir, on va manger un bon repas, discuter en famille et entre amis, se faire un petit digestif maison.
Et point de boitacaca, point de journaliste mielleux et souriant, offrant généreusement sa croupe médiatique aux assauts présidentiels, les grands coups de langue de pute répondant au travail savant de la langue de bois présidentielle.
"On" va assister, sans aucun doute à une bonne tranche de parodie de journalisme et de démocratie, rien que d'y penser ça me met en rogne.
Nul doute que ce soir, le cynisme, le mensonge et la propagande seront les grosses ficelles de celui qui doit toujours faire croire qu'il travaille pour tous, envers et contre toutes les évidences.
Il n'y a qu'a lire ce que Sarko a débité comme conneries dans le Monde d'il y à quelque jours (voir ce billet) pour avoir une idée de la qualité et de l'odeur des résidus d'intelligence qui vont sortir ce soir, devant 20 ou 30 millions de "citoyens".
"Imagine there's no Heaven
It's easy if you try
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people
Living for today
Imagine there's no countries
It isn't hard to do
Nothing to kill or die for
And no religion too
Imagine all the people
Living life in peace
You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one
I hope someday you'll join us
And the world will be as one
Imagine no possessions
I wonder if you can
No need for greed or hunger
A brotherhood of man
Imagine all the people
Sharing all the world
You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one
I hope someday you'll join us *
And the world will live as one"
John Lennon, Imagine, 1971
* Tu peux dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J'espere qu'un jour tu nous rejoindras
Encore et toujours, la seule arme que nous ayons est l'information et les changements dans nos modes de consommation.
Passer de la sur-consommation goinfre et aveugle à une consommation réfléchie, éthique et raisonnable.
Facile à dire, quand 90% des médias et 100% des pubs hurlent le contraire.
La bande annonce du reportage sur Monsanto qui sera diffusé sur Arte le 11 Mars a 21h.
Pour en savoir plus sur ce magnifique exemple du libéralisme au service de l'Homme, lisez aussi "Comment Monsanto vend les OGM" du Diplo (2001), ainsi qu'un article de l'indispensable Superno sur les biocarburants (et oui, bouffe, bagnole, énergie et guerres, tout est lié...)