Romandie.com
 
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Si ça continue ça va pas durer

vivre sa vie...

Le boulot de ces jours ne me permet pas de m'informer et de poster autant que je voudrais.
Alors je vous revois sur l'indispensable plume de presse, qui inaugure des locaux tous neufs ici.

Vous pouvez aussi relire mon petit florilège, ou cliquer sur les liens à droite.
Ou aller boire une bière, sortir faire une balade, faire l'amour (pas la guerre), manger une glace, lire une histoire aux enfants, sortir un cerf-volant, encadrer une photo, refaire le monde devant des petits verres de gnôle, cuisiner un plat épicé, ranger le garage, revoir Magnolia en DVD, cueillir un bouquet pour votre chéri(e) ou aller dormir.

En fait, vous pouvez faire ce que vous voulez, c'est votre vie après tout...

Enjoy !

de l'autre coté


De la culture

Le bœuf traîne la charrue et le paysan suit la charrue.
Tu mets l'ignorance à la place du boeuf et tu trouves derrière, la misère et la pauvreté.

Driss Chraïbi, Une enquête au pays


no comment


Open your mind...


allez hop...


Sur les pavés ...



"La dernière raison des rois, le boulet. La dernière raison des peuples, le pavé."
Victor Hugo, littérature et philosophie mêlées

Encore une loi scélérate !

Allez, une fois n'est pas coutume, devant l'écœurement général qui me prend de temps à autre à la vue est à l'idée de ce qui se passe en France, une bonne poilade fait toujours du bien.
La phrase précédente est tordue, comme nos âmes (pour pêcher, c'est le pied *).



Je ne vous donne pas le lien du site sur lequel j'ai trouvé cette image, because "explicit adult content" (merci Bo). Je ne doute pas que vous n'aurez aucun mal à trouver le site en question.
*Merci Renaud...

Une certaine vision de la Chine

Connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance.
Proverbe chinois


la question...

"La question ne se pose pas. Elle en est absolument incapable : il y a trop de vent."
Boris Vian

Optimisme !

"Avoir un enfant, c'est manifester un accord absolu avec l'homme. Si j'ai un enfant, c'est comme si je disais : je suis né, j'ai goûté à la vie et j'ai constaté qu'elle est si bonne qu'elle mérite d'être multipliée".
Milan Kundera, La Valse aux adieux

De la politique de civilisation aux cochons

C'est le nouveau hochet-gimick du gouvernement, la dernière récupération de Guano-Les-Lumières: la politique de civilisation. On ne sait pas trop ce que c'est, ce que ça peut bien vouloir dire, mais ça fait intello, alors on ne se prive pas, on se gargarise avec comme d'un philtre magique.
La République des Lettres, en date du 2 janvier 2008 revient sur le concept avec une analyse fine et détaillée. Comme on s'en doutait, c'est de la confiture aux cochons, et un mensonge de plus (peut être plus grave encore, celui la parce que conceptuel et général)...

Le texte complet ici
Bonus track pour les neurones:
«Le contraire d'une vérité triviale est une erreur stupide, mais le contraire d'une vérité profonde est toujours une autre vérité profonde.»
Niels Bohr, cité par Edgar Morin lorsqu'il parle de complexité...

"Nicolas Sarkozy est notoirement inculte et bien incapable d'élaborer la moindre pensée un peu complexe. C'est "l'intellectuel" Henri Guaino, principal conseiller et plume des discours officiels, qui livre au Président de la République les références utilisées dans ses opérations de brouillage historique et rhétorique. C'est à lui que l'on doit notamment instrumentalisation de la lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet ou encore la récupération des noms de Victor Hugo, Charles de Gaulle, Léon Blum et Jean Jaurès. On reconnaît facilement la patte d'Henri Guaino dans les archaïques discours présidentiels, à la fois par les relents maurassiens, voire pétainistes, de nature patriotique, nationaliste et raciste (Discours de Dakar du 26 juillet 2007) qui s'en dégagent, et par la façon dont il s'approprie sans vergogne et à l'évidence sans les comprendre des concepts élaborés eux par d'authentiques intellectuels humanistes.
Le discours des voeux télévisés du chef de l'Etat pour l'année 2008 n'échappe pas à la règle. Nicolas Sarkozy, ne quittant pas des yeux le texte de son prompteur, a annoncé aux français "une politique qui touche davantage encore à l'essentiel, à notre façon d'être dans la société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres, c'est-à-dire au fond à tout ce qui fait une civilisation". Il a évoqué en vrac le "retard de la France", les "Droits de l'Homme", "le goût de l'aventure et du risque", "l'environnement", etc, pour appeler de ses voeux rien moins qu'une "nouvelle Renaissance", "une politique de civilisation" pour la France du XXIe siècle qu'il prétend incarner. Qu'on se le dise, le sarkozysme est un nouvel humanisme et la France sarkozyste de 2008 déploiera sa grandeur dans toutes ses dimensions éthique, esthétique et morale, comme elle a d'ailleurs commencé à le faire en 2007 avec le Fouquet's, Kadhafi, Vincent Bolloré, Rolex, Gala et Carla Bruni à Eurodisney.
La formule, bien soulignée, de "politique de civilisation" -- titre d'un livre du sociologue Edgar Morin -- a immédiatement fait florès. [...] De fait, sous la plume d'un Henri Guaino -- ancien économiste commissaire général au Plan, ex-conseiller de Charles Pasqua -- et dans la bouche d'un Nicolas Sarkozy dont le but affiché est d'américaniser la société française, la notion même de "politique de civilisation" sonne assez bizarrement. Il y a comme un hiatus entre l'idée même de civilisation et la politique menée par ce "président" plus adepte de la culture du résultat que de la culture de la Renaissance. Celui qui entend gouverner la France comme un PDG des années '80 dirige une entreprise, qui aligne intégralement sa politique étrangère sur celle des Etats-Unis [...], qui met en oeuvre un programme de réformes renvoyant les français modestes à une situation sociale digne du XIXe siècle, qui se comporte comme un monarque corrompu de République bananière entouré d'une Cour de financiers, de journalistes et de vedettes du show-bizz, et celui qui, entre autres régressions, "modernise" la vie politique française en installant le service de communication de l'Elysée à la rédaction de l'hebdomadaire du gotha et de l'actualité heureuse, n'est à l'évidence pas l'homme le mieux placé pour parler de Renaissance et de Civilisation.
Il l'est encore moins pour se référer au livre d'Edgar Morin, La politique de civilisation, publié en 1997. Écrit avec le politologue Sami Naïr à la suite du mouvement social de 1995 contre la réforme Juppé, cet ouvrage tente d'analyser la question de la réforme du service public français sans laisser désintégrer ce dernier par le "libéralisme économique européen généralisé". Pour Edgar Morin et Sami Naïr, "La politique de civilisation vise à remettre l'homme au centre de la politique, en tant que fin et moyen, et à promouvoir le bien-vivre au lieu du bien-être".[...]
Edgar Morin, [...] est en matière politique et économique très loin de prôner les thèses néoconservatrices et néolibérales aujourd'hui mises en pratique par Nicolas Sarkozy et ses amis milliardaires du grand patronat et de la finance réunis. Edgar Morin est un "keynésien" libertaire, un des premiers penseurs d'une écologie radicale appliquée à tout l'écosystème de la société humaine, non seulement environnemental mais aussi social, économique et politique. [...] La pensée d'Edgar Morin, inspirée par des auteurs comme entre autres Ivan Illich, est plus proche des idées de "décroissance" que des chiffres du CAC 40, plus proche des idées de '68, dont Nicolas Sarkozy veut faire table rase, que de celles d'Alain Minc. Elle est surtout d'un niveau intellectuel un petit peu plus élevé que celle d'Henri Guaino dont le titre du dernier livre, La Sottise des modernes, s'applique parfaitement à la "modernité" sarkozyste."

A ton étoile

[...]
A Marcos
A la joie
A la beauté des rêves
A la mélancolie
A l'espoir qui nous tient
A la santé du feu
Et de la flamme
A ton étoile
Bertand Cantat, 666667 Club

Le vent se lève...

Le vent se lève, ou c'est la terre qui tourne ?
Le vent tourne ou c'est la terre qui se soulève ?


Du bonheur...


autoportrait


Le port d'Essaouira

                                                                                                               Octobre 2007