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Si ça continue ça va pas durer

De retour sur terre...

Me voila de retour (plus ou moins) les pieds sur terre, profitant de la chaleur de cette fin d'été.
Le voyage que je viens de faire est sans discussion le trip le plus lointain que j'ai fait. Dans tous les sens du terme.
Je vais essayer de faire le journal ici, avec un décalage horaire d'un mois (mais en pseudo-temps-réel) , le compte rendu en texte et en image de cette aventure.
Je me préoccuperai ensuite probablement beaucoup moins de politique, enfin on verra... Sinon, merci aux conseils de lectures du mois dernier. Après avoir acheté l'anthologie de Nicolas Bouvier, je me suis rabattu pour cause de poids sur plusieurs poches: Moulin de Pologne de Giono, 1984 d'Orwel, Tropique du Cancer de Miller, Le désert de Tartares, de Buzzatti, puis le Diplo depuis Frankfurt.

Une petite image pour vous mettre en appétit, pour une bonne tranche de Nature sauvage, blanche, pentue et déserte.
Vraiment déserte...


Brouillard sur Fan Glacier

A l'Aide !

Je part cet été pour un trip professionnel d'un petit mois dans une contrée isolée *, froide et montagneuse.
Le genre d'endroit ou les librairies sont plus rares que les armureries, et où les ours sont plus cultivés que les sénatrices.

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Le genre d'endroit où la tente est ta seule option si le temps se met au vinaigre.

En bref, un endroit où il faut un putain de bon bouquin, surtout que les nuits estivales sont (très) courtes. Un bouquin passionnant, palpitant, dense, intelligent, un essai limpide ou un roman vibrant, une chronique vivante ou un truc encyclopédique...
En plus, il faut qu'il soit écrit petit sur du papier fin, avec des marges ridicules, les sacs à dos étant ce qu'ils sont **.
Si vous avez dans vos souvenirs un bouquin comme ça, vous me sauvez de l'ennui.

J'ai pour l'instant, et en présélection "Le roi absent" de Moetai Brotherson, "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbery, "Le poisson-scorpion" de Nicolas Bouvier, "Citadelle" de St Exupery, la trilogie de Pan, de Giono, "Autobiographie d'un Yogi" de Paramahansa Yogananda...
J'ai aussi un faible pour la collection "Bouquins" de Laffont, d'un excellent rapport "poids/intelligence" :-)

* Très isolé. Les grand espaces du Colorado à coté, c'est Tokyo les heures de pointe. Et je ne te parle même pas de cette ridicule chaîne de montagne so-called "Les Alpes"...
** A dos, donc.

Karachi & Sarkozy

A la suite du précédent billet, courrez lire l'excellent dossier sur l'affaire de l'attentat de Karachi chez Plume de Presse.

Beau travail d'investigation et de recoupement, en trois actes (, , et ).

Et surtout, faites passer l'info. Les médias (qui mentent) n'en parlent pas, le couvercle va sans aucun doute se refermer sur l'histoire.
Par contre, si buzz il y a, quelques journaleux un peu plus couillus pourrait se risquer à un papier. C'est du lourd...

Peut être ...

Libération de Coupat ?

Selon Le Parisien d'aujourd'hui, Julien Coupat serait sur le point d'être libéré, après 194 jours de détention arbitraire.
Curieusement, le lendemain de sa pleine page pamphlétaire dans Le Monde du 26/05 (j'en parlait ici).


Difficile de croire que sa libération le lendemain de l'entretient (qui a fait un bon buzz, je crois) ne soit qu'une coïncidence.
Les médias, après avoir participe au lynchage orchestré par le gouvernement, ont-ils senti le vent tourner ?
Voyant que se constituait une sorte d'icône anarchiste en la personne de Coupat, les Autorités ont-elles sciemment décidé de sa libération pour éviter de cristalliser les mécontentements autour de sa personne ?
M'est avis que l'on a pas fini de se faire entourlouper dans cette histoire.

Ah, un détail, que je vient de lire: il y a environ 400 "accidents caténaire" en France par an (source, la SNCF, qui sait de quoi elle parle)...

Pour qui voter ? Pour la décroissance !

Je suis toujours dans mes affres personnelles pour savoir pour qui je vais voter au européennes.
Tenté un moment par le NPA, je ne suis plus si convaincu, et le bouffage de nez avec le Front de Gauche de Méluche me prend gentiment la tête. Je rêvait de voir ces deux forces s'unir pour devenir une vrai force d'opposition (a piece of cake, vue la décrépitude éléphanto-solferinesque), mais du passé ne tirer aucune leçon, c'est entre deux liste qu'il faudrait choisir.
Les gars d'Europe Écologie ont l'air sympa (j'ai toujours eu un faible pour Bové), mais les délires libéraux de Cohn-Bendit cadrent mal avec l'idée que je me fait d'une Europe sociale. C'est une option que je garde ouverte, masi qui est de moins en moins probable...
J'ai également été tenté un instant de na pas voter, comme le Yéti le suggérait ici ou de voter blanc, ou avec le bulletin "Souviens-toi Versaille, 4 Fevrier 2008" d'Agnès Monolecte (ici). Inconvénient certain (abstention/ blanc/ nul), c'est que tu fais le jeu de l'UMPS, et oui, la Loi est bien faite, même si tu bouge ton derche pour aller exprimer ta colère, tu ne rentre pas dans les statistiques des bulletins "exprimé", et le pourcentage du notable UMP du coin augmente d'autant.
Pas cool.

J'ai peut-être trouve la solution (soufflée par Superno, il faut savoir s'inspirer des Sources de Sagesse): le vote pour les listes d'Europe Décroissance, qui sont présentes dans 6 des 8 circonscriptions.

Une façon de voter en fonction de mes convictions sociales et environnementale, avec le risque que la liste taquine les 0.1%. Mais au moins le vote sera comptabilisé.
Les gars semblent plein de bonne volonté (mais leur poches sont vides, les bulletins, les affiches sont à imprimer à la maison), et si de telles listes n'enverrons probablement personne siéger à Strasbourg, elles aurons au moins le grand mérite de placer la décroissance dans le débat public (un peu, faut pas non plus rêver).

Je me laisse encore le temps de la réflexion, mais je voulait relayer cette heureuse initiative qui a a priori toute ma sympathie.

Un extrait de leur profession de foi:

Il est temps de RALENTIR pour RETROUVER les autres dimensions de la VIE.
Il est temps de comprendre que l’Homme ne se réduit pas au couple producteur-consommateur.
Il est temps de remettre le bien-être des citoyens au cœur de toute action politique, et non plus l’efficacité économique.
Il est temps de redonner du sens à nos vies, d’innover, d’entreprendre pour créer ensemble une nouvelle société. Nous voulons du temps libre et de la convivialité, pour mieux vivre, mais aussi pour mieux s’informer, débattre et participer à la vie politique et sociale.
Pour ne plus se laisser dicter nos choix de société par les politiques et les dirigeants.


Plus ici.

il y aura toujours des fous ( la révolution est inéluctable)

Je pensait, il y à peu, qu'un mouvement festif, qu'une vague de bonne volonté et de ras la bol allait renverser cul par dessus tête ce pouvoir ridicule, grotesque et effrayant.
J'imaginai un grand mouvement solidaire, rieur et irrésistible. Je l'espérai, je l'espère encore, ce grand soir idéal, fleurs contre matraques, sourires et chansons paillardes contres lacrymos et lances à eau.

Comme le souligne Florence Aubenas et Miguel Benasayag dans leur bouquin "résister c'est créer" (dont Lémi, sur Article11 présente une mise en perspective particulièrement éclairante ici), la contestation actuelle est beaucoup moins idéologique et théorique que ses ancêtres du XXème siècle, plus individualiste et "immédiate"; agir localement en fonction de ses convictions, plutôt que de se fondre dans un moule idéologique pré-pensé et prêt-à-l'emploi.
Victime collatérale de cette nouveauté, la difficulté actuelle à trouver un parti ou une grosse assoce qui fédère les mécontentement peine à voir le jour de façon évidente.
On se retrouve donc coincé entre des partis de gauche avec un passé, des héritages moraux et des égos qui empêche un vrai regroupement, et une multitude d'individualité contestataire sans structure, qui sont d'accord sur l'essentiel, mais pas forcément sur les détails ou les aspects plus personnels.

Où est ce que je voulait en venir ?
Au fait que la grosse marée humaine qui devait imposer sa volonté du plus grand nombre, cette "insurrection qui ne vient pas" oubliera les fleurs et la bonne humeur, et sera (j'utilise le futur, parce que c'est inévitable) une grosse colère, bien méchante, pas raisonnable pour deux sous, inexcusable comme un saccage de sous-préfecture, imprévisible et incontrôlable.
Et ne sera pas le fait des militants gauchistes, trop occupé à théorisé sur leur clavier ou à échanger des astuces pour jardiner malin sans trop se crever, mais d'un mouvement plus profond gars qui n'auront rien à perdre, et très très fâché.
Alors leur emboîteront le pas les étudiants, les militants de gauche, puis les partis de gauche...

La morale ?
Je sais pas, moi... Continuez de cultivez votre jardin sans trop vous fatiguer, pendant que vous êtes encore autorisé de la faire, continuons de théoriser dans le vent, il en restera bien quelque chose...




- "Personne ne sait ce qui se passe aujourd'hui parce que personne ne veut qu'il se passe quelque chose, en réalité on ne sait jamais ce qu'il se passe on sait seulement ce que l'on veut qu'il se passe, et c'est comme ça que les choses arrivent.
En 17 Lénine et ses camarades ne disaient pas: Nous allons faire la révolution parce que nous voulons la révolution.
Ils disaient " Toutes les conditions de la révolutions sont réunies, la révolution est inéluctable !" Ils ont fait la révolution qui n'aurait jamais eu lieu, s'il ne l'avait pas faite et qu'il n'aurait pas faite s'ils n'avaient pas pensé qu'elle était inéluctable uniquement parce qu'ils le voulaient.
A chaque fois que quelque chose a bougé dans ce monde ça a toujours été pour le pire! Voilà pourquoi personne ne bouge, personne n'ose provoquer l'avenir ! Faudrait être fou pour provoquer l'avenir !!! Faudrait être fou pour risquer de provoquer un nouveau 19 un nouveau 40 ou un nouveau 37.

- "Alors , il ne se passera jamais plus rien ? "

Si parce qu'il y aura toujours des fous et des cons pour les suivre et des sages pour ne rien faire."


J.-P. Léaud dans le film "Liberté , La Nuit" de Philippe Garrel, 1983.

Allez voir ailleurs !

Allez, pour aujourd'hui, trois liens symptomatiques:

Une virée chez Superno pour voir comment les gentils patrons s'occupent de leurs employés ...

Une virée chez Plume de Presse pour voir comment la novlangue est devenu le langage officiel de la Republique ("Notre rapprochement avec l’Otan conforte l’indépendance nationale mais notre éloignement proclamé mais non réalisé avec l’Otan limite notre indépendance nationale")

Et enfin une hilarante et pathétique vidéo d'un commando d'élite chez CSP. (Attention les images sont d'une rare violence) ...

There is No Alternative...

TINA ("il n'y a pas d'alternative"):
"Cette phrase a été prononcée par Margaret Thatcher lorsqu'elle était Premier ministre du Royaume-Uni, pour défendre l'idée que la seule voie d'évolution des sociétés humaines est le libéralisme, dont le marché libre, le capitalisme et la mondialisation sont les expressions naturelles."
Wikipedia



A lire sur le sujet, une criante allegorie chez Rue Affre: Le jour ou TINA le quitta

Black out général contre HADOPI

http://www.laquadrature.net/HADOPI

HADOPI - Le Net en France : black-out

Ça va péter !

"[...]les banques étaient devenues “des cibles probables” et particulièrement celles qui continuent a verser des bonus généreux tout en recevant des milliards d’argent public provenant de nos impôts".


Les banques ?

Elles font ça ?
Ah ben oui.
Les coquines !!!

Les grosses coquines !!!

Allez lire cette traduction de ZGUR sur la situation au Royaume Uni.

Est ce qu'il y a une seule raison que ce soit différent en France ?
Non, même avec des sondages truqués.

google plante

Imagine, un jour, que Google plante.
Je veux dire pour de vrai, tous les serveurs qui crament, une bombe, un virus super méchant, n'importe quoi...

Il se passe quoi ?
Ben c'est la grosse merde.


Cherchez l’erreur…

"Vendredi 6 février : crâne rasé, blouson de cuir, rangers et écharpe sur le visage, quelques 200 nostalgiques battent le pavé devant l’Assemblée. Il est 20 h. Flambeau à la main, ces bons petits commémorent les émeutes de 1934 [Manifs antiparlementaire fascistes] à l’abri de drapeaux à croix celtique ou à fleur de lys. Cette touchante cérémonie est autorisée par le préfet de police, qui, en revanche, a interdit à la fine équipe de défiler dans le quartier Latin. Aucun doute, la Chambre des députés pour évoquer le glorieux souvenir des factions qui rêvaient à l’époque de renverser la République, c’est un lieu plus approprié.

Passe alors un véhicule immatriculé en Seine-et-Marne. Par la vitre, ses quatre occupants crient à l’adresse des manifestants ’Salauds ! Fachos !’ Aussitôt, la voiture est immobilisée par des flics en civils. Arrivent deux bagnoles de police, plus une dizaine de poulets au pas de course. Et encore deux camionnettes de la Direction de l’ordre public.

Les automobilistes - quatre babas - sont priés de sortir. Fouille au corps, contrôle d’identité. Le sketch dure vingt bonnes minutes. Les quatre fauteurs de troubles sont finalement relâchés, tandis que les gentils manifestants conchient la République.

Cherchez l’erreur…"

Source : Le canard de cette semaine, via N°6 / JBB/Article 11

made in taiwan


!

Les chiffres du jour:

15 heures de vol
7 heures de jet lag
39° de fièvre
13ème étage de l'hôtel
22° de latitude nord
quelques tonnes de carbone
la clim à 13°
une brochette de collègues

J'essayerai de poster des photos moins... nocturnes et plus natures dans quelques jours.

Le syndrome Papon

Je reprends (presque) in extenso le billet de Sébastien Fontenelle, qui lui-même cite Le canard:

Le Canard publie notamment le témoignage d’"Augusta, 53 ans", arrêtée à Paris le 28 septembre dernier : lis jusqu’au bout, tu vas aimer.

"Vers midi, au métro Château-Rouge, les vendeuses à la sauvette criaient : "Maïs tso ! Maïs tso !", au lieu de "chaud", et ça m’a fait rire. Je venais d’acheter un épi au KFC Ménilmontant. J’ai vu les filles courir et trois policiers s’avancer : "Vos papiers !" J’ai tendu ma carte d’identité française. Ils voulaient voir mon sac. "Il est interdit d’acheter ce maïs ! - Pourquoi ? - C’est un délit. - Mais je l’ai acheté au magasin. - Vous êtes en état d’arrestation !", coupe une policière. J’ai discuté : "Bien que d’origine nigériane, je ne vends rien… Rendez-moÉi mes affaires." Un policier m’a alors attrapée par le bras et envoyé deux coups de botte dans les jambes. J’ai chuté, ventre à terre, son genou appuyant sur mon dos. Je me suis débattue, mon pagne s’est ouvert, j’étais à moitié nue au milieu des badauds, qui criaient, sifflaient et filmaient. Les policiers leur ont lancé des lacrymos, même sur une femme et son bébé. Ils m’ont menottée, emmenée dans une cellule, au commissariat du XVVIIe. À 14 heures, une policière me demande si je sais lire. J’ai répondu qu’étant diplômée de l’American University of Texas et de l’American University of Paris, oui, je savais lire et écrire… À 17 heures, l’avocate est arrivée, et, une heure plus tard, on m’a amenée, menottée, à l’hôpital. Le médecin a constaté des hématomes. Le lendemain, à midi, un policier est venu me libérer à l’hôpital. Je suis accusée d’"outrages et rébellion". J’ai porté plainte".

Je dirais que le récit d’Augusta est un peu énervant.
Je dirais que le récit d’Augusta est même plus énervant que le récit de Vittorio (de Filippis).
(Toutes choses égales, par ailleurs.)
Il a été, parmi d’autres, publié mercredi.
En as-tu entendu parler, dans la presse qui s’est il y a dix jours levée pour Filippis ?

Je reprends la main. Non, personne n'en a entendu parler. Même Goggle était muet ce matin.
Allez donc, à ce sujet, lire "le syndrome Papon", sur Politis.
Ou l'on lit, par exemple, que "ce qui effraie, ce n’est pas la bavure, aussi tragique soit-elle parfois, c’est sa banalisation, sa normalisation, sa généralisation"
Ou encore, que "C’est le syndrome Papon : quand un climat politique peut donner à ceux qui ont la charge du « maintien de l’ordre » le sentiment de l’impunité et de la toute-puissance"
Pour conclure : "Quel zonard vous prendrait en un rien de temps l’équivalent de dix ans de votre retraite ?"
"Le comble de l’insécurité, c’est évidemment ce système"
...

Le libéralisme tue


Et oui.
On s'en doutait, remarquez...
Mais maintenant, on en a la preuve:
"Une horde de consommateurs excités par les soldes a écrasé l'employé qui était venu ouvrir les portes du magasin. Il n'a pas survécu.[...]La chaîne Wal-Mart[...] a déploré un accident "tragique". L'employé tué était un intérimaire." (dixit Nouvelobs)

Ça calme, hein... imaginez la trouille bleue de ne pas avoir les 30% de rabais sur l'indispensable inutile qui pousse une foule à se comporter en meute, en troupeau affolé.

Imaginez qu'a chaque achat compulsif, ce sont les mêmes schéma qui sont en action: peur du manque, plaisir fugitif et immédiat, impression de faire une action réfléchie, alors que c'est le conditionnement de consommateur qui joue son rôle...


Autre sujet, la maréchaussée et les vilain(e) juge, qui ne font qu'a tourmenter les puissants. A l'unisson, les P"S" et l'UMP demande (prestement, à croire que le sujet est aussi brûlant que l'ultragauche) une enquête sur le réveil matinal difficile de Filippis. Je lis sur Libé :
"Le traitement subi par le responsable de Libération, arrêté dans le cadre d'une affaire de délit de presse non passible de prison, paraît surréaliste", s'indigne M. Lefebvre dans un communiqué.

Si M. Lefebvre, dans un communiqué (s'indigne), c'est que ça doit être grave.
Plus grave en tout cas que que c'est Rachid ou Mamadou qui doit "tousser trois fois", le calbut aux chevilles, des fois qu'une ADM se cacherai dans son odorant orifice.
Comme le souligne Eolas (qui sait de quoi il parle), "Cette affaire, frappant un journaliste,[...]va attirer un temps l'attention des médias sur ce scandale quotidien qui ne provoque qu'indifférence parce que d'habitude, le monsieur qui tousse avec son slip autour des chevilles, il s'appelle Mohamed, ou il a une sale tête.
À quelque chose malheur est bon : cela rappelle que ces lois qu'on ne trouve jamais assez dures quand elles frappent autrui, elles s'appliquent à tout le monde. Et un jour, elles peuvent aussi s'appliquer à vous. Vous verrez comme elles vous protègent, ce jour là".

Sinon, le talent chez Vive le Feu ! souligne cruellement son absence chez d'autres, et ce n'est pas avec une phrase aussi bancale que je vais me faire mentir...
EDIT: ce billet a été modifié pour y intégrer les indignations de M Lefebvre (dans un communiqué) concernant les réveils difficile de Filippis. Il semblerait que la mouvance anarcho-autonome soit hors de cause.
Il semblerai également que les 12 de Tarnac ne soient pas liés aux morts chez Wal-MArt (en période de solde). Il

Tout est dit !

Un bon coup de gueule chez Mélanchon (ici) devant la vacuité et la mollesse du P"S":

"Tout creuse l’écart, quand point par point la réalité est à l’inverse des discours. Et rien ne vient combler l’écart.
Travailler plus pour gagner plus : bernique. Produire vert : foutaise. Développer la recherche et la créativité : tous les postes de direction de la recherche sont supprimés dans ces boites. L’Europe qui nous protège: les gens pensent qu’on les prend pour des idiots. L’Europe ce n’est pas la solution, c’est le problème. Et ainsi va la vie.
La crise financière devient une crise économique qui devient une crise sociale qui arme à son tour les ressorts de la crise politique. La crise politique c’est ça: ceux d’en bas n’en peuvent plus de constater que leur sort ne devient jamais un sujet politique. [...]
Dans toute cette histoire ce qui est archaïque et très dix neuvième siècle, c’est juste qu’en face de la violence de l’exploitation et des licenciements, les mots de la lutte de classe aient disparus de la bouche des porte paroles politiques tandis que sa réalité se vautre sur les gens et les étouffe sans que la chose ait un nom pour la nommer."


Allez aussi lire la belle synthèse de Superno (ici) sur l'absurdité de la croissance.

"Le système capitaliste s’est écroulé : ils l’ont sauvé, avec l’argent de l’Etat, notre argent. Pour faire passer la pilule, ils ont dit qu’ils nous sauvaient en même temps. Ils veulent maintenant le réguler. Mais en fait, ils inventeraient n’importe quoi pour le garder.
La folie et la débilité du système financier sont apparus au grand jour : ils veulent le réformer. Mais en fait, ils inventeraient n’importe quoi pour le conserver et pouvoir continuer leurs conneries.
La course à la croissance est le point commun de tous les problèmes sociaux et environnementaux : ils prétendent faire la croissance verte. Mais en fait, ils créeraient n’importe quel écran de fumée pour préserver le dogme de la croissance.
La crise économique qui arrive encore plus vite que prévu va plonger des millions de gens modestes dans la dèche. Pour ceux-là, il n’y aura plus de milliards, même virtuels. Ils seront désolés, mais ils ne feront rien.
Avec le plus parfait cynisme, ils traitent de fous et d’extrémistes les individus pondérés, raisonnables, réalistes et clairvoyants qui osent prôner la Décroissance comme remède à la catastrophe de la croissance.
Mais qui sont les fous et les extrémistes, sinon ces charlots prétentieux qui nous emmènent dans le mur, tout droit, à grande vitesse et en klaxonnant ? Ne les laissons pas faire ! Dénonçons sans relâche les guignols, les charlatans, les usurpateurs ! Et la prochaine fois, ne nous trompons surtout pas de bulletin de vote !"


Tout (ou presque) est dit.

Comme une faille...

Il fait beau, et j'ai des geraniums à rentrer pour l'hiver (qui sera rude, a ne pas en douter *)
Allez donc lire le billet de Cori sur les cordons de la bourses (ici).
Greenspan, le gourou de la secte ultralibérale, garant de la juste main invisible du marché-qui-s'auto-régule, déclare, entre autre:

"J'ai fait une erreur en comptant sur l'intérêt privé des organisations, principalement des banquiers, pour protéger leurs actionnaires."

"La crise a pris une dimension beaucoup plus grande que ce que j'avais imaginé".

"J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi."

"La raison pour laquelle j'ai été choqué, c'est que l'idéologie du libre marché a fonctionné pendant 40 ans, et même exceptionnellement bien".

"Le modèle de gestion des risques tenait depuis des décennies. Mais l'ensemble de cet édifice intellectuel s'est effondré l'été dernier."


On peut légitimement avoir confiance quand le pyromane crie "au feu !".

*Homme blanc rentrer beaucoup de bois...

tout ce qui va mal...

Une image éloquente piquée chez Paul Jorion (cliquer pour zoomer).

...Et quoi ? vous êtes encore delà ?
Allez donc travailler (plus) pour consommer (plus) pour soutenir la croissance, ventrebleu !!!


L'argent dette (encore)

Je revient encore une fois sur cette video, qui se propage sur le net à la vitesse grand-V.
Dans un article sur Rue89, Pascal Riché lui reproche d'alimenter des théories conspirationistes plus ou moins "judéo- maçonique".

Allez lire l'article, ainsi que les commentaire. En deux mots: le caractère hautement pédagogique de la vidéo (ce sur quoi tout le monde semble d'accord) semble terni par des allusions et des sous-entendus malodorants. Accusation qui ne fait pas l'unanimité
A chacun de juger.

EDIT: le blog "les cordons de la bourse" de Nicolas Cori revient sur cette vidéo et sur les sous entendus qu'elle véhiculerait (ici).
Sa conclusion: "[...]je pense que[...]cela ne sert strictement à rien de traquer l'antisémitisme dans des messages qui ne le sont pas a priori, si ce n'est de détourner la question. Et la question importante, c'est le rôle des banques dans l'économie. Et la crise montre qu'il peut être discuté".
Le site d'Arrêt sur Image dissèque également l'objet ici. Et ouvre le débat avec, je le sens, un point de vue plus critique que Cori...
FIN EDIT

Sinon, allez d'urgence sur BetaPolitique lire l'indispensable billet de Raphael Anglade, ici
Je vous en livre la conclusion, un poil sabrée:

"On a pu sauver Wall Street, on pouvait sauver l’Afrique, le Bengladesh ou le tiers monde.
Cette crise vient de faire tomber les masques. Les arrogants théoriciens du "libéralisme" sont venus tendre la sébille. Les gouvernements paniqués ont vidé leurs caisses et développé une ingéniosité sans précédent pour leur sauver la mise. Ce monde marche sur la tête.
Si cette crise ne lance pas le début d’une véritable contre-offensive de gauche[...] nous serons des imbéciles finis aux yeux de l’histoire. Pire, nous serons coupables des morts de cette imbécilité"
.



Et a l'exact opposée, un article du Monde, au titre alléchant comme un vomi au petit matin gris: "Le libéralisme, remède à la crise", par Nicolas Baverez.
Je cite la fin de l'article:
"Parce qu'il parie sur la raison des citoyens, parce qu'il repose sur le respect de l'Etat de droit, parce qu'il fixe un principe de modération et de contrôle des pouvoirs, le libéralisme constitue le meilleur antidote à l'emballement des pulsions collectives et le meilleur guide pour reconstruire le capitalisme du XXIe siècle
Le libéralisme n'est donc pas la cause mais la solution à la crise du capitalisme mondialisé."


C'est oublier que la raison des citoyens a été confisquée par les vendeurs de temps de cerveaux disponibles.
C'est oublier que l'Etat de droit est très mal en point dans les pays fortement neo-libéraux. C'est pas Pinochet qui me contredira.
C'est oublier que ce n'est pas a la sphère économique de "fixer un principe de modération et de contrôle des pouvoirs" (j'ai d'aileur du mal a comprendre ce que cela veut dire).
C'est oublier que c'est le libéralisme -grâce à la maîtrise des moyens d'information-propagande par des vendeurs d'armes (pour faire court)- qui a porté Bush, Sarkozy et Muss Berlusconni au pouvoir (liste non exhaustive), et qui au contraire de ce que pense Baverez, provoque et entretient "l'emballement des pulsions collectives".

Encore une chose, si une bonne louche de cynisme ne vous effraye pas trop. Allez chez superno... Édifiant...

Allez, on se calme, on invite des potes et on discute autour d'une petite bière, d'une petite gnôle...

EDIT: et puis je vient de tomber sur ce billet chez Jean-Pierre Martin. Du grand art !

il ne faut pas s'attendre à une promenade de santé

Le problème, avec le bel automne qui étale ses couleurs sur mes montagnes, c'est que le goût et le temps de pondre un billet digne de ce nom ne sont pas là.
Le monde s'effondre ???
Certes, mais la fondue de ce midi, au soleil de la terrasse valait toutes les actions BNP-PArisbas du monde
Ou presque...

Alors, je vous invite cordialement (avec une ferme insistance, néanmoins) à prendre 50 minutes pour visionner la vidéo "l'argent dette" que j'ai postée il y a quelques jours (voir ici)

Pour vous, j'ai cherché le texte brut qui accompagne cette vidéo, en vain. Si vous avez ça, je suis preneur.
J'ai quand même noté deux phrase qui me semble pertinente:

" C'est bouleversant. Nous dépendons complètement des banques commerciales.
Quelqu'un doit emprunter chacun des dollars qui est en circulation, cash ou crédit.
Si les banques créent amplement de l'argent synthétique, nous prospérons; sinon, c'est la famine.
Nous sommes, absolument, sans système monétaire permanent.
Quand quelqu'un commence a voir l'image globale, l'absurdité tragique de notre situation désespérée est presque incroyable.
Robert H. Hemphill"


et
"Une des plus grande faiblesse de la race humaine, c'est son incompréhension de la fonction exponentielle.
Albert A. Bartlett, physicien"


sinon, vous pouvez toujours allez faire un tour chez le Yeti, avec un billet plein de promesses de changement, de larmes, de sang et de renouveau... C'est ici.
Un extrait pour la route:
"[...] Le temps des grandes négociations n'est plus, n'en déplaise à tes syndicats couilles molles [...]. Ces spectres calcinés n'ont plus rien à marchander. Suffit de les voir, hagards à la télé, pour comprendre qu'ils sont malades. Et dangereux. Comme l'a très bien compris Agnès Monolecte, vont juste essayer de nous sucer le sang autant qu'ils pourront. Nous n'avons plus qu'une issue, toi et moi : entrer dans « l'âge de faire. ».
Comprends-moi bien, mon petit peuple, je ne te dis pas ça pour alimenter les élucubrations des groupuscules d'adorateurs de "grand soir". Je ne dis pas ça non plus pour que dès demain matin tu cours au sacrifice, fourche à la main, dans les rues assoiffées de vengeance. Je dis ça pour que ça murisse bien dans ta tête, que tu te persuades, non pas que c'est possible, mais que ça n'est plus impossible. Et que ça va même devenir sacrément vital. [...]. On est au pied du mur, toi et moi. Saisissons la moindre chance historique d'inverser la course folle au suicide collectif et à l'indignité.
T'es prêt ?
"

Et dans le même ton, une analyse sur le long terme de Immanuel Wallerstein dans Le Monde (et oui, ici...) qui change des élucubrations démenties dans la semaine des pantins qui s'agitent en faisant croire qu'ils régleront le problème en bougeant très vite et en sortant des sous qui n'existent pas d'un chapeau virtuel:
"La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu'alors, et l'on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l'usage du mot "crise" à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin."

Et il ne faut pas s'attendre à une promenade de santé....