Article 2.1: "Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation".
Article 9: "Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé."
Article 11.1: "Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées."
Article 14.1:"Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays".
Article premier (le but de la société):"Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles."
Article 11 (voies de fait et résistance légitime):"Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force."
Article 12 (l'arbitraire):"Ceux qui solliciteraient, expédieraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, sont coupables et doivent être punis".
Article 27: "Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres." (ça plaisantait pas à l'époque...)
Article 30:" Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs".
Article 34: "Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé".
Article 35: "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
Je vous laisse le soin de lire les déclarations en entier. Inutile de dire que le gouvernement actuel viole directement ou indirectement, et plus ou moins gravement, une bonne trentaine de ces articles qui constituent le socle de notre société. Chacun en tirera les conclusions qui s'imposent.
"[...]les banques étaient devenues “des cibles probables” et particulièrement celles qui continuent a verser des bonus généreux tout en recevant des milliards d’argent public provenant de nos impôts".
Me revoila sur les rails d'une vie rangée, souple et fonctionnelle *.
Les dernières semaines ont été dures, les longues après-midi dans le jardin, entre les salades cet été, ont un prix. Je viens de
le payer d'un mois de boulot acharné, et je ne regrette rien.
Que s'est il passé pendant ce mois d'absence ?
De la neige est tombée en quantité importante, et on dira ce qu'on voudra, mais un pays sur lequel il ne pleut pas pendant les 4 mois d'hiver est un pays béni. La neige a le don de transformer le mauvais temps en beau temps, même au cœur de la tempête **.
La crise (c) n'en fini pas de tourmenter le petit Kozy, qui gesticule pour éviter the shit that hits the fan, qui va bien entendu finir par lui gicler à la figure. J'attends ce moment avec une impatience enfantine. Que ce spectacle sera bel et bon !
Depuis le temps que je pense que tout ce barnum va finir en feu d'artifice - le nom de ce blog n'est pas anodin- les éléments concrets politique et économiques, me donnent raison tous les jours.
De quoi j'ai parlé sur ce blog depuis un peu plus d'un an ?
D'écologie, ou plutôt de l'absolue nécessité d'une action individuelle et collective d'ampleur pour stopper le saccage et le pillage de notre home.
De politique, ou plutôt des dérives autoritaires et néolibérale d'un petit Kozy qui n'est que le nom de la vilaine bête qui n'en fini pas de ramper.
Un peu de musique, quelques citations bien sentie et deux ou trois images de voyage réel ou virtuel, là n'est pas la question.
Et maintenant, que dire ?
Que tout est pire que je pensais il y a un an ?
Que -comme beaucoup-, je suis passé d'un réformisme gentillet à un radicalisme farouche ?
Que la crise (c) va balayer la merde ambiante, et que si elle emporte les gros, les gras et les puissants, les petits et les faibles se feront broyer comme ça ***.
Que nous nous trouvons devant une page qu'il s'agit de rendre vierge pour y (re)écrire l'avenir de l'Homme. Et que cet avenir sera rose.
Ou noir.
Plus probablement les deux, et que plus que jamais, je pense que si ça continue, ça va pas durer.
Ça va même saigner, au propre comme au figuré, sans aucun doute.
Alors si l'an dernier, après un mois d'absence, je vous aurais plutôt conseillé par manque d'inspiration de faire un check-up de vos gestes citoyens pour déceler l'acte incivique-anti-écologique anodin, je vous conseillerai plutôt aujourd'hui de faire un check-up de vos possibilités d'action, en cas de merde noire.
Genre est ce que j'ai un toit ?
Est ce que j'ai un jardin ?
Est ce que j'ai un vélo ?
En clair, est ce que j'ai de quoi faire le dos rond pendant la tourmente en attendant que ça se tasse ?
* C'est une figure de style.
** Si vous ne voyez pas la métaphore, je ne peux rien pour vous. Question de température et de point de vue.
*** voir figure 1.
"Vendredi 6 février : crâne rasé, blouson de cuir, rangers et écharpe sur le visage, quelques 200 nostalgiques battent le pavé devant l’Assemblée. Il est 20 h. Flambeau à la main, ces bons petits commémorent les émeutes de 1934 [Manifs antiparlementaire fascistes] à l’abri de drapeaux à croix celtique ou à fleur de lys. Cette touchante cérémonie est autorisée par le préfet de police, qui, en revanche, a interdit à la fine équipe de défiler dans le quartier Latin. Aucun doute, la Chambre des députés pour évoquer le glorieux souvenir des factions qui rêvaient à l’époque de renverser la République, c’est un lieu plus approprié.
Passe alors un véhicule immatriculé en Seine-et-Marne. Par la vitre, ses quatre occupants crient à l’adresse des manifestants ’Salauds ! Fachos !’ Aussitôt, la voiture est immobilisée par des flics en civils. Arrivent deux bagnoles de police, plus une dizaine de poulets au pas de course. Et encore deux camionnettes de la Direction de l’ordre public.
Les automobilistes - quatre babas - sont priés de sortir. Fouille au corps, contrôle d’identité. Le sketch dure vingt bonnes minutes. Les quatre fauteurs de troubles sont finalement relâchés, tandis que les gentils manifestants conchient la République.
Cherchez l’erreur…"
Source : Le canard de cette semaine, via N°6 / JBB/Article 11
Toujours à la bourre (ligne morte en vue), je continue avec, de-ci de là, à citer ceux qui ont pris plus de temps que moi pour réfléchir.
Aujourd'hui, donc, je vous propose 3 citations de Dmitry Orlov sur Orbite
"Échouer dans le capitalisme ne fait pas de vous un socialiste, pas plus que divorcer ne vous rend automatiquement homosexuel. "
"plus les choses empirent, plus les politiciens émettent de bruit. La rapport substance-bruit dans le discours politique est très bas même dans les bonnes périodes, ce qui rend difficile le repérage de la transition quand il tombe effectivement à zéro. La variable plus facile à surveiller est le niveau de confusion."
"Savoir à quoi s'attendre peut nous procurer de la tranquillité d'esprit, même en plein milieu de l'effondrement. Se vautrer dans la nostalgie du bon vieux temps, ou nier que des changements radicaux sont devant nous : ces réactions sont absolument malsaines. "
« Je suis de gauche, mais indépendamment d'un parti.
Je veux rester fidèle à ces trois chose qui la définissent à mes yeux: l'idée libertaire, qui privilégie la liberté individuelle, le socialisme, qui vise à l'amélioration de la société, et le communisme, qui insiste sur l'idée de communauté.
Ces trois aspects sont pour moi inséparables et ont malheureusement diverges par la suite avec les versions autoritaires du communisme, les ramollies du socialisme, et les individualismes de l'anarchisme. »