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Si ça continue ça va pas durer

le gag du jour (pouet! pouet!)

"C'est de façon exemplaire qu'il s'est fait le champion des droits de l'Homme, de la démocratie et de la tolérance, tout comme de la défense de l'environnement. C'est un homme d'Etat de stature mondiale"

Mais de qui parle ainsi le rabbin Arthur Schneier, cité par le nouvel obs ?
Parce que, quand même, si un bonhomme comme ça existait, ça se saurait !

Je parle de lla vrai vie, pas des schtroumpfs; chez les schtroumpfs, il est clair que c'est le Grand Schtroumpfs qui incarne le mieux les droits de l'Homme, la démocratie, la tolérance et la défense de l'environnement (et des champs de salsepareille transgéniques)
Et ben justement, dans la vrai vie, le rabbin a déniché LA perle rare, le Gandhi du XXIeme siecle (en plus progressistes).









...comme un souffle, une brise, un silence...
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Le rabbin, donc, probablement attend par une forme particulièrement vicieuse de dégénérescence des fonctions cognitives parle en ces termes mesurés du petit monnier Nicolas Ier.


Et oui, il fallait oser.

Je suis comme vous, un peu sur le cul, et vous le redonne pour la bonne bouche:

"C'est de façon exemplaire qu'il s'est fait le champion des droits de l'Homme, de la démocratie et de la tolérance, tout comme de la défense de l'environnement. C'est un homme d'Etat de stature mondiale"

Pas mal, non ?

En même temps, l'article de l'obs (ici) précise:
"Le président français sera présenté à l'assistance par l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger (« Le pouvoir est le plus puissant des aphrodisiaques.»*). Le dîner de remise des prix sera présidé entre autres par [le magnifique] Serge Dassault, président du [prestigieux] groupe français aéronautique Dassault, également propriétaire du quotidien Le Figaro".

Ou l'on se rend compte de l'énormité du gag et la manipulation.


* The Guardian, 28 Novembre 1976

deux pas en arrière

L'air de rien, un des dernier rempart contre l’exploitation a outrances des salariés est en train de tomber: Un rapport pudiquement intitule « Salaire minimum et bas revenus : comment concilier justice sociale et efficacité économique ? » a été remis à Hirsch et Besson.

Dans ce rapport, on lit, en substance, que le SMIC, c’est pas bien.

Ça rend les patrons très tristes.
Ça rends les salaries feignasses.
Et ça fait puer de la gueule.

Je vous épargne la rhétorique ultralibérale qui conclue (sans surprise) par "supprimons le SMIC, oui au RSA"
Si vous voulez vous farcir la bête, c'est ici
[…]
Un petit extrait quand même, pour la bonne bouche:
"…celui-ci [le SMIC] s’applique à tous, indifféremment, sans distinction liée à l’âge, au lieu, au domaine d’activité ou à la profession. Cette situation, où l’État se substitue aux partenaires sociaux pour organiser le fonctionnement du marché du travail, réduit de fait le champ d’exercice du dialogue social. Elle a en conséquence un effet délétère sur les relations sociales."
[…]

...gasp...

En clair, un salaire minimal garanti pour un travail, quel qu’il soit, a « un effet délétère» sur les relations sociales.
Un effet délétère sur le degré soumission des employés, oui !

L'air de rien, ce rapport outrancier ressemble à la stratégie gouvernementale: on pousse le bouchon un peu loin, ça gueule pas trop fort et on y va. Et si ça braille un peu trop, on avance juste un peu moins loin en se faisant passer pour le Che (ou Jaurès).

...Et sinon, vous vous sentez bien en France ?
Je veux dire, ça commence pas à bien faire ?

Encore une chose: la première fortune de France (Gérard Mulliez, groupe Auchan), avec 21000 millions d'euros (je met en millions, ça donne mieux le vertige je trouve) a augmente sa fortune se 23% en 1 an.
+ 4 milliard en 1 an.

Vous pouvez calculer, ça fait plus de 300000 ans de Smic. Ou les salaires de toute la ville de Grenoble.
Rien que l'augmentation en 1 an.
Je fais certainement plein de fautes d'économie, mais je sais encore assez compter pour qu'"indécent" soit un minuscule euphémisme.

...et oui, ça énerve, surtout quand on voit le prix des fruits (+18 depuis juin 2007, source INSEE). "Les raisons en seraient notamment les mauvaises conditions météorologiques qui ont entraîné une faiblesse des livraisons" (nouvelobs.com).

Alors ton smic et tes légumes, tu sais ou tu peux te les mettre ?

Retour au turbin...

"Toutes ces réflexions sur la pierre sont dominées par le rêve. Sans rêve [...], que pouvons nous comprendre ?
La science est un rêve codifié par des lois qui permettent de reproduire certaines circonstance du rêve."

Jean Giono, La Pierre


Allons z'enfants...

Des soldats français ont été tué en Afghanistan...

La guerre ça fait des mort, c'en est même le principe de base. Buter le plus d'ennemis pour ne pas soi-même finir en viande crue. Et les paras qui se sont fait dessouder n'était pas là-bas pour un échange culturel.
Aucune émotion pour ma part à cette nouvelle, abondamment relayée par tous les médias. Des militaires meurent à la guerre, rien d'anormal.
De toute façon, à force de copier avec cinq ans de retard les conneries de nos copains zanglosaxons, il fallait bien s'y attendre.
Bien sur, pour l'occasion, le Petit Nicolas va faire le déplacement pour tenter de se donner une image internationale, une image de pseudo fermeté dans la luttecontreleterrorisme. Et comme le dit "les mots ont un sens" :
"Vous ferez-vous voler votre portefeuille, qu'il ne faudra plus porter plainte contre un voleur, souvent nommé X, mais contre le "vol", voire le "vol organisé". Vous ferez-vous prélever indûment quelques euros de frais non justifiés sur votre compte bancaire, qu'il ne faudra plus porter réclamation contre votre banque, mais contre la "fraude en col blanc"... ? Et si vous vous embrouillez avec vos voisins, alors évoquez la "liberté" et la "démocratie". De nouveaux automatismes à trouver, aussi simple."

Luttecontreleterrorisme, donc, dixit Sarko... Au nom bien sur de la démocratie et de la liberté...

Tout porte à croire que Sarko, en mal de reconnaissance nationale et internationale est prêt à sacrifier des vies pour se faire remarquer. Sinon, comment interpréter le renforcement dérisoire et symbolique des troupes françaises dans un pays plus grand que la France, presque exclusivement montagneux ?
Il semble clair que l'Afghanistan est potentiellement un bourbier pire que l'Irak et le Vietnam réunis. Et vouloir à tout prix faire partie de la partie revient soit à nier la réalité, soit montre une volonté consciente d'enlisement militaire.
Alors, à part pour espérer des attentat dans le métro parisien et pouvoir faire jouer ses muscles et imposer un patriot act à la française, quel peut être le but de s'être embringué dans cette galère ?

La mort de soldats (*) -français ou non- m'émeut moins que la mort de civils, j'y peut rien, c'est comme ça, et l'honneur de la France, je m'assois dessus.
La responsabilité des morts -passés et à venir, civils et militaires- est désespérément politique. Que ce soit dans les montagnes afghanes ou à Paris.

Sarkozy en portera la responsabilité personnelle.


(*)Je parle bien sur de soldats volontaires...

EDIT: "Pour ce qui me concerne, j’ai tendance à penser que si tu fais la guerre, fût-ce au-nom-de-la-démocratie, à des mecs dont les moindres atouts sont finalement qu’ils ont la haute main sur le commandement, sur le renseignement, sur le terrain, sur le combat et sur le moral des populations indigènes ?

Ca veut dire que tu en vas en chier, dans des proportions assez conséquentes."


C'est pas moins qui le dit, mais Sebastien Fontenelle sur Backchich

Direction des Ressources Humaines


Mens sana in corpore sano

"Pratiqué avec sérieux, le sport n'a rien à voir avec le fair-play.
Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; en d'autres mots, c'est la guerre, les fusils en moins."

George Orwell

de retour

Ben voila, ch'uis r'viendu du bocage, l'esprit clair, l'œil vif et le poil dru.
Ca fait même quelques temps que je suis de nouveau dans mes verdoyantes montagnes, mais le temps de reprendre pied, de faire le tour de l'actu passée, de lire le retard de ma petite blogosphère perso et de retrouver un semblant d'inspiration, me voila seulement aujourd'hui.

De toutes mes lectures en raterd, un billet m'a fait particulièrement réagir, c'est celui de CSP du 1er août (ici) concernant la décroissance.
Il dit, en substance, que les décroissants sont bien gentils, mais que la démarche reste individuelle (voir volontairement élitiste et moralisatrice), et qu'il n'y a point de salut hors d'une démarche politique et collective ("Là où le bat blesse le plus, c'est qu'en dehors de l'initiative individuelle, il n y a pas de solutions de sortie collective qui soient proposées : les décroissants sont condamnés de se point de vue à rester ultra-minoritaires si ils ne décident pas de s'inscrire dans une démarche politique, laquelle par définition s'adresse à la collectivité.").

Tout d'abord, je suis très content qu'il aborde ce thème qui m'est cher. Je me suis longtemps demandé quel était la position de la LCR "new scool" à ce sujet, et voila des éléments de réponses
Son analyse me parait partiellement bonne, et il reconnaît une convergence de vues (sur la surconsommation, sur le capitalisme...) entre les "décroissants " et les "ligards".

Mais il critique le cote individuel d'une démarche de décroissance.
Cette critique ne tient pas plus pour la décroissance que pour l'écologie: ce sont des concepts qui ne sont pas politiques. Qui sont au delà de la politique (comme la morale ou le respect), et qui doivent être comprise dans un cadre politique.
J'espère qu'il n'existera jamais de parti politique "pour la décroissance", tout comme il n'y aurais jamais du avoir de parti politique "écologiste" ou "vert". Ces partis n'existent que pour remplir le vide béant des formations politiques classiques en la matière.

Pour l'instant, contrairement à ce que dit CSP, la solution est individuelle.
Et c'est au(x) parti(s) politique d'intégrer le concept de décroissance dans leur programme, pas au décroissants de se fédérer en parti politique.
Penser sincèrement que seule la décroissance peut nous offrir un avenir viable (et agir en accord) ne veux pas dire que l'on a une vision globale et pertinente de l'ensemble de la société, et encore moins que l'on a un "programme" de solutions qui puisse tenir la route.

J'espère donc très sincèrement que le futur NPA prendra en compte les thématiques décroissante dans sa philosophie politique.

Histoire de faire un pas en avant.