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Si ça continue ça va pas durer

les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux

Je reprends a mon compte le mépris et le dégoût de CSP (dans ce billet) pour les "braves gens", qui dans le Figaro répandent leur haine comme de la bave, et se réjouissent de la mort d'un homme.

"[...]
Je méprisais, je méprise et je mépriserai cette frange de la population trop lâche, trop couarde, trop veule et rampante, qui exige sa propre soumission et l'exige pour les autres, cette France réactionnaire intimement convaincue dans le moindre de ses fibres d'être les Bons, les Normaux, les Vrais, et qui rejette avec horreur tout ce qui ne lui ressemble pas. Tout ce qui n'est pas avili à force d'hypocrisie et de bonne conscience, tout ce qui n'est pas soumis et à quatre pattes, tout ce qui n'est pas d'un conformisme d'acier et se pare des Valeurs Morales qui ne sont que le masque de la peur, de la bonne grosse trouille de tout et du reste...

Ces gens réclament la dureté, acclament la force, admirent les bourreaux, parce qu'ils sont lâches, tout simplement. Des lâches, des pauvres petits péteux de rien du tout qui sont trop heureux de vivre leur non-existence de cancrelats serviles et appellent ça être des "braves gens"...
[...]



La honte et la colère (bis)....

Témoignage de l'interieur du camps de Vincennes.
Source: http://quotidiensanspapiers.free.fr/
Pour mémoire, nous sommes en France, en 2008.

Rien à dire de plus, je vais aller méditer mon dégoût ...
[…] Brigade canine toute la nuit, les chiens aboient tout le temps, ils empêchent ceux qui ont les chambres de ce coté de dormir. Les projecteurs sont braqués sur les gens en permanence, dans le réfectoire et les chambres. Ils sont tellement puissants qu’ils traversent les vitres teintées. La lumière est trop forte pour regarder la télé.

[...]Les douches sont bouchées, les toilettes n’ont jamais été désinfectées, depuis un mois que je suis là. Elles sont pleines à craquer, à tel point qu’il faut parfois les vider dehors.

Si on mange un repas équilibré à midi il faut attendre le lendemain soir pour avoir un autre repas complet. Certains ne mangent que du pain et du lait et du fromage. Il y a eu du riz blanc et du couscous sans sauce. Les musulmans sont obligés de renvoyer leur barquette et de se contenter de pain et de yaourt.

Quand je suis arrivé je pesais 70kg, maintenant 55kg. Un ami est passé de 80kg à 60. La plupart perdent un tiers de leur poids. Les chiens sont comme un CD qui tourne. Cris de chiens ininterrompus toute la journée mais je les vois jamais en face. Les être humains sont utilisés comme des sujets d’expérimentation par l’école de police [qui est contigüe au centre].

[…] Là, deux agents sont en train de m’écouter vous parler, ils disent qu’ils contrôlent les ouvriers qui font les travaux. Ces derniers temps ils avaient infiltré certains prisonniers à qui ils donnent des rations supplémentaires. Il y a un policier en civil qui se fait passer pour un prisonnier. On s’en rend compte parce qu’il rédige tous les soirs un rapport, il sort et rentre comme il veut, il a exceptionnellement un stylo ; il se permet d’acheter quotidiennement les journaux à l’accueil.

[…] Il y trop de bruit, ils nous réveillent a 2h du matin, pour expulser les gens à 4h.
[…]. C’est interdit de ramener des médicaments dans le centre, donc ceux qui sont malades ne peuvent pas le faire. Un diabétique a été amené menotté à l’hôpital. Tout le monde a des boutons sur le corps, des allergies à cause de la nourriture. Les haricots sont déconditionnés de leur boites de conserve et reconditionnés dans des barquettes plastique pour falsifier le date de péremption. Les appels au haut parleur commencent à 6h du matin pour appeler les gens, ce qui réveille tout le monde.

[…] Un marocain qui ne veut pas rentrer au Maroc dit qu’il est algérien, le consulat algérien le reconnaît comme ressortissant algérien. Une fois en Algérie, il se fait emmerder par les flics algériens puis au bout d’un certain temps il est renvoyé en France. »

L'incendie

Je découvre ce soir un nouveau blog, "Rue-affre". (Edit: nouveau pour moi, s'entend)
Ça envoie le bois, et c'est déjà ça...
Pour vous donner envie d'aller lire de plus près (ici), un petit extrait de derrière les fagots:

[...]Tant que notre énergie du désespoir insidieusement canalisée servira à nous foutre sur la gueule, on pourra entendre encore un certain temps les bouchons de champagne sauter dans les suites du Carlton. [...]

Qu’elle sache bien, cette gauche capitularde, qu’en nous confisquant arbitrairement toute réelle alternative, en nous interdisant toute utopie vitale, en se convertissant au coût de l’autre plutôt qu’au goût de l’autre, elle prend la responsabilité historique du désespoir.

Et de l’incendie.


Allez, zou, dans les liens...

Le vent l'emportera

Les déclarations récentes de Delanoe (qui pense qu'être socialiste ET libéral n'est pas incompatible -est-il sot ?-) et de Royal qui lèche abondamment le Modem, tout en se déclarant "de gauche" (en tout cas plus a gauche que Delanoe) me confortent dans le désespoir profond dans lequel m'a plongé la gauche française depuis... un moment...(et je ne suis pas le seul, voir ce billet de Plume de Presse.)
Et me confortent aussi dans le sentiment de la complète inutilité de ces quelques lignes.
Tous ces blogs gauchisant, ceux que je lis, ceux que je ne lis pas, quelle impacts ont-ils ?
Celui de radicaliser les convaincus, je n'en doute pas.
Mais les autres, monsieur, les autres, ceux qui veulent pas, ceux qui peuvent pas ouvrir les yeux, et qui se font bourrer le mou à grand coup de propagande mielleuse ?

Ils bougent pas.
Se font tondre l'haleine de la bête sur le dos sans oser bouger, de peur de rater quelque chose.

Alors tous ces petits (et moins petits) blogs de gauche, ils sont une brise légère qui tentent d'infléchir la course du rouleau compresseur qui dame (quel horreur !) l'autoroute qui nous conduira plus vite à la faillite.
Il faudrai pouvoir souffler bien plus fort pour espérer un effet.
Avoir -par exemple- une quinzaine de millions de lecteursquotidien, qui créeraient le souffle d'une tempête, propre à renverser les engins du chantier ultra-libéral.
On en est loin, mais il faut continuer de souffler, aussi fort que possible, au cas ou...

Je ne me fait aucune illusion: les médias se sont déjà emparés de Royal-Delanoe pour faire comme aux States, un bon duel pré-électoral, histoire de laisser le champs libre à la droite, la vrai, la dure qui nous pourrira la vie encore longtemps.
Les premiers sondages ne tarderont pas, et le vrai débat sera occulté: le (la) prochain(e) président(e) ne sera pas l'incarnation du grand changement attendu par la gauche humaine -humaniste-.
Titre de Libe ce matin : "Le PS est-il soluble dans le libéralisme?"
C'est rien de dire qu'il s'y est dissout il y a bien longtemps. Je souhaite bon courage aux militant PS qui espèrent encore ancrer le parti a gauche...

A propos de dérive droitière, aux USA, malgré l'espoir que beaucoup mette dans la personne d'Obama, je ne peux m'empêcher de grincer des dents en lisant ici : son discours-slogan fini par:
« Oui, nous pouvons la justice et l’égalité. Oui, nous pouvons les chances et la prospérité. Oui, nous pouvons guérir cette nation. Oui, nous pouvons réparer ce monde. ("fix the world").

Ce qui confirme les craintes que j' évoquaient dans ce billet , a savoir que la politique (et même la morale) américaine part du postulat de base que les USA possèdent le monde, ou en tout cas aient une responsabilité à son endroit (envers et contre tout).
"We can fix the world", la belle affaire, encore faudrait il que le monde soit d'accord de se faire réparer par des (apprentis) sorciers...

de l'autre coté


les petits ruisseaux...

Dans mes tentatives plus ou moins vaines de mettre en accord mes convictions, mes paroles et mes actes, je suis arrive a la conclusion suivante, qui n'engage que moi, mais puisque je suis le suis le taulier ici, et le crieur public de mon tout petit village virtuel, je n'hésite pas a en faire profiter les touristes de passage, les curieux reviens-z-y et les habitants des environs, furent-ils tahitiens...

En deux mots comme en cent, l'idée générale qui se fraye doucement un passage dans le gras de mon cerveau est qu'il n'y a rien de bon à attendre d'En Haut. Et je ne parle pas catéchisme.

C'est en s'occupant de ses propres fraises que les 38 tonnes ne viendront plus d'Espagne.
C'est en achetant son pain chez le boulanger (ou en le faisant) que l'on ne l'achète plus chez Carrouf.
Plus généralement, c'est en donnant son argent aux plus petites structures possible que l'on peut lutter, avec ses tout petits moyens, contre les gros monstres qui se payent des doubles pages dans les mags.
C'est en offrant aux dogmes ultra-libéraux une résistance passive inamovible que nous arrêterons de les nourrir.

Devant la démission et la soumission des politiques devant le la puissance du système, il semble de plus en plus clair qu "être de gauche, c'est être de droite" (cf ce billet de CSP).
Autrement dit, il n'y a pas d'autre alternative que de se faire écraser les doigts, avec ou sans pommade. La solution "avec" pommade peut se résumer par cette citation d'un "présidentiable" (Delanoe):
"Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de 'concurrence' et de 'compétition' pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral(1) qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique".

Et oui, si les socialistes renient leurs convictions de gauches, ils seront de droite...cqfd...

Que les choses soient très claires: l'ultra libéralisme ne tiens debout uniquement parce que sa matière première, la sueur et le fric des pauvres sont librement disponible. Avec évidement les média pour fabriquer assez de consentement et lubrifier tout ça (lire ici, entre autre)...
Refuser de donner son temps et son argent au système est le meilleur moyen de le combattre.

Résumez vos actes, identifiez vos cibles, et agissez en conséquence...

Pas facile, je sais...

(1) "l'humanisme libéral": bel exemple d'oxymore merdique. La novlangue n'est apparemment pas l'apanage des UMP...

La honte, la colère et l'envie de vomir



Aux armes (etc.)

Je reprends ici (presque) tel quel un texte de Manu, du blog "Carnet d'un voyage".
Un texte fort et lucide, d'un enseignant qui en a plein le cul

Mais qui n'en pas plein le cul, en ce moment ?

"Les éternels slogans gentillets et bon-enfants qui commencent à me courir sur le haricot. J'ai presque ressenti de la honte à vrai dire. Honte de devoir supporter ces collègues qui hurlent sans conviction dans leurs mégaphones les mêmes slogans éculées, entendus, réentendus, ces autocollants, ces ballons et ces drapeaux. On s'adresse au président et au ministre et on lui demande de rendre les postes, d'arrêter ses réformes qu'on ne veut plus, de donner des sous etc. Une énième fois, on se joue la comédie du dialogue social et du rapport de force. En mobilisant assez de monde, les fédérations syndicales pourront espérer peser sur les négociations et obtenir des avancées. Voilà la dialectique dans laquelle nous sommes enfermés. C'est pathétique. Je suis parti sans regrets.

Que les choses soient claires. Le gouvernement n'en a rien à foutre. Le gouvernement ne négociera sur rien d'important. Il accordera au mieux quelques miettes. D'ailleurs la sortie de Sarkozy jeudi ressemblait bien à une diversion; qu'ils s'excitent sur le service minimum et le droit de grève. On lâchera sur ça, ils auront l'impression d'avoir gagné et l'essentiel des réformes et du cassage va continuer.

C'est exactement ce qu'il va se passer. Je vois de moins en moins bien comment on pourra continuer encore et encore à jouer cette pièce ridicule. Tant que des syndicats de cogestion tels que le SNES auront une majorité, ça risque de durer. Ils nous enflent jusqu'au trognon et on se laisse avoir. Sciemment. Aucune position politique ne peut sortir de là. Rien n'est réellement assumé. Il s'agit pourtant de politique et d'idéologie, aux sens premiers de ces termes. Les débats posés par les attaques que lance la droite au pouvoir sur le système éducatif ne sont on ne peut plus explicite et on ne peut plus clair idéologiquement. Cependant c'est comme si on s'interdisait de poser concrètement les débats en terme politique. Du moins au sommet des directions syndicales, car poser des débats idéologiques offrirait leur flanc à la critique venue de la droite qui aurait beau jeu de hurler à la politisation rampante des enjeux. Ces gens là ont trop d'intérêts pour avoir des couilles.

Comme s'il s'était toujours s'agit d'autres choses. Comme si le mouvement social était une réalité déconnectée de l'idéologie générale. Dans un monde tel que le souhaite la droite néo-conservatrice et libérale au pouvoir, il n'y a plus de places pour de tels fonctionnements. Les perpétuer par tradition et inertie c'est s'enfoncer dans le piège de l'acceptation et de la concession justement inacceptable. La possibilité d'un consensus social n'existe plus, car en face, ils sont résolus à ne pas faire de concession [C'est moi qui graisse]. Qu'on se le dise, qu'on se le répète. Il n'y aura bientôt plus d'autres choix que d''être dans l'idéologie et dans la politique. C'est à dire qu'il va falloir assumer le conflit et cesser de se jouer la comédie, de faire semblant de croire qu'on pourra obtenir quelque chose d'un gouvernement de droite.

En réalité le mode de régulation et de gestion des conflits sociaux hérité de la période sociale-démocrate de notre pays est totalement obsolète car les principes de bases qui le régissaient ne sont plus reconnus par l'une des parties qui entend faire sa révolution. Il n'y a plus de possibilités médianes. On nous les a toutes enlevés, une à une."


De la culture

Le bœuf traîne la charrue et le paysan suit la charrue.
Tu mets l'ignorance à la place du boeuf et tu trouves derrière, la misère et la pauvreté.

Driss Chraïbi, Une enquête au pays


no comment


Les milices de Sarko

Voici le corollaire de mon dégoût d'hier pour le mensonge ultra-libéral, qui veut nous faire prendre les vessies de l'économie de marché pour les lanternes du bien être individuel: la police balaie la chienlit gauchisante devant les pas de Sarko Ier.
Le but, c'est quoi, de museler une quelconque protestation, ou de limiter les occasions de petage de plomb de Son Altesse ?
Probablement les deux.

L'étau se resserre sur les opinions qui ne sont pas conformes à la propagande officielle.

Un article de LibeLyon ici
Saisie de tracts et journaux de gauche (et embarquement menottes aux poignets pour les récalcitrants) avant la visite de Sarkozy à Vienne (38) le 13 mai 2008.

le gag du jour...

"Je veux que la modernisation de notre économie se fasse au bénéfice du consommateur" (frémissement dans l'assistance).

"Je dois montrer l'exemple en essayant d'aller chercher ce point de croissance" (la foule en délire l'imagine en train de ramper derrière les lignes bolcheviques pour libérer cette foutue croissance, soit disant en otage des "corporatismes, [et des] immobilismes", une autre façon de stigmatiser les héritages du Front Populaire, du Conseil National de la Résistance et de Mai 68 réunis).

Nicolas Sarkozy, 13 mai 2008

Est il besoin de démontrer par l'exemple en quoi cette phrase est un mensonge éhonté ? La libéralisation de l'économie n'est JAMAIS au bénéfice du consommateur.

JAMAIS

Le prix du gaz augmente ? c'est pour préparer la privatisation.
Les tarifs de la SNCF deviennent du grand n'importe quoi ? itou.
Les opérateurs telecoms s'entendent pour des tarifs mafieux ? les joies de l'économie de marché.
Des gros vilains spéculent sur le riz, quitte à affamer la moitie du monde ? on s'en fout, il n'y a pas d'alternative (sic).

La concurrence libre et non faussée est une chimère pour excuser les pratiques des opérateurs en tous genres, le démantèlement des services publics, et permettre de vendre l'invendable, l'eau (c'est déjà fait) , l'air (certains doivent y penser) , la vie (Monsento a de grosses options dessus).


Edit: je viens de lire le dernier billet de CSP ici. Lui non plus ce genre d'humour ne le fait pas rire.

Pas rire du tout.

Decroissance ...

Desole pour le manque d'analyse de ces derniers jours...
Le jardin, les amis et le beau temps m'ont éloigné de mon écran.
Heureusement, il y a une vie au dehors.

Des légumes qui poussent, des fruits qui mûrissent, des enfants qui grandissent...

Mais comme le temps de cette semaine devrait être un peu moins beau, prenez le temps de visionner cette vidéo de Serges Latouche, qui cause de décroissance.
Ou plutôt, comme il le dit, d'"a-croissance", par analogie avec l'athéisme.


Morceaux choisis:

"[...]nous avons fait de la croissance un mot-fétiche, c'est un peu tout et n'importe quoi, y compris la croissance des pollutions, la croissance des maladies, la croissance de l'intoxication. Pour cette raison, c'est un concept pervers, parce qu'il est inconcevable dans un monde fini qu'il puisse y avoir une croissance infinie."

"la décroissances, il faut être clair, c'est un slogan, ce n'est pas un concept, ce n'est pas le symétrique de la croissance [...] C'est un slogan qui est fait pour casser la langue de bois dominante de l'idéologie de la croissance. Si on voulait être rigoureux, il faudrait parler d'a-croissance, comme on parle d'athéisme et d'ailleurs c'est très précisément d'une religion qu'il s'agit.
La croissance est une véritable croyance et donne lieu a un véritable culte avec ses rituels consuméristes.
Donc parler de décroissance c'est vouloir dire " une croissance infinie n'est pas possible dans un monde fini".
Tous les problèmes écologiques, sociaux, culturels sont engendre par la croissance, donc il faut sortir de cette mécanique infernale, donc le mot décroissance un un cote provocateur."


Serge Latouche - La Décroissance
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.../...


rapport de force

"Le flux financier découvrira qu’il ne peut plus espérer des rendements aussi élevés… il découvrira que les rapports de force ne sont plus les mêmes. (…) Vous serez amené à rechercher un compromis social. (…) C’est l’idée de base. Ce n’était pas la générosité des dirigeants qui faisait que dans les Trente Glorieuses les salaires montaient aussi vite que les profits. (…) C’est un rapport de force. Il faut retrouver un équilibre des forces. (…) Et mon point c’est que ce contre-pouvoir peut venir, soit d’une révolte dans les pays occidentaux, d’une majorité qui dit "On en a ras la frange", soit de mouvements venus des autres pays, qui peuvent dire "Ce partage des choses est insupportable".

Mais quel gauchiste chevelu, quel chantre du Grand Soir a sorti sa prose révolutionnaire, le couteau entre les dents ?

Un bon gros patron, Louis Schweitzer, qui se dit de gauche (et la lecture de son CV laisse suggérer que ses idéaux humanistes ne sont pas complètement feints) et qui a touché 7.7 millions d'euros en 2007 (comme qui dirait une bonne cinquantaine de millions de francs, les gros chiffres passent toujours mieux en "anciens" francs, ou une grosse douzaine de millions de francs suisses, je peux aussi convertir en francs pacifique pour les lecteurs de Tahiti, ça doit faire presque 1 milliard).

Lire ce billet du blog "les cordons de la bourse" pour en savoir plus.

Le plus surprenant n'est pas qu'un patron gagne 650 fois plus qu'un de ses employé (2500 fois si les employés bossent pour Dacia et sont Roumains) .
Le plus surprenant n'est pas qu'un patron se dise de gauche alors qu'il devrait être de droite.
Le plus surprenant n'est pas que, dans un éclair de lucidité, (ou après une longue et intense réflexion) ce patron richissime se rendent compte de l'intolérable injustice entre les Riches et les Pauvres. Ce ne sont qu'évidences.
Le plus surprenant n'est pas que son discours soit en opposition flagrante avec ses actes.

En fait, rien de très surprenant.

Juste des conclusions à tirer, en suivant les conseils de cet homme qui doit bien bien connaître le système, pour être ou il est :
Il faut reprendre la main et retrouver un rapport de force.