Allez, une fois n'est pas coutume, devant l'écœurement général qui me prend de temps à autre à la vue est à l'idée de ce qui se passe en France, une bonne poilade fait toujours du bien.
La phrase précédente est tordue, comme nos âmes (pour pêcher, c'est le pied *).

Je ne vous donne pas le lien du site sur lequel j'ai trouvé cette image, because "explicit adult content" (merci Bo). Je ne doute pas que vous n'aurez aucun mal à trouver le site en question.
*Merci Renaud...
Et ben voila, il fallait que ça arrive:
je part une semaine pour le boulot, un boulot bien dense et bien crevant (quoique bien
intéressant, notez), et j'ai perdu le fil.
Ben oui, régime maigre pour les connections internet, 10 minutes par
jours, juste pour les mails urgents.
Et pas de télé, pas de radio, comme d'hab'.
Alors j'ai perdu le fil...
Le fil de mon indignation, le fil des péripéties du petit monier et de
ses copains.
Alors, vu le retard, je zappe directement les fétides (lepoint et
lefig) ou les mous (lemonde, libe, marianne, lobs) je file
faire mon petit tour sur les blogs que j'aime bien.
Du coup, beaucoup de lecture et beaucoup de claques dans la gueule.
"Ils" ont encore osé !
Je ne vais pas faire de la mauvaise périphrase: allez directement, si ce n'est déjà fait lire les très bon papiers de la semaine chez
Superno, Zgur, Le Charançon et Vive Le Feu, tous très en forme (Plume de Presse est excusé pour cause de de bouquin a venir). Et bien sur, le blog de Danièle Mitterand, l'une des seule figures qui semble ne pas avoir perdu la tête, qui
dénonce, calmement et inexorablement, toutes les saloperies qui se font
en face de nous, pendant que nous tournons ou courbons le dos.
Normalement, quand on part une semaine, on peut espérer retrouver
la France dans l'état dans laquelle on la quitte.
Je suis revenu dans un teen movie américain (blockbuster ou
deux neurones se battent en duel pour savoir qui se tapera la meuf).
C'est peut être le décalage horaire, ou alors c'est moi qui me déshabitue trop vite.
Règle du genre, tout doit aller vite.
Très vite.
Les gags ou suppose tels doivent s'enchaîner.
Surtout ne pas penser, surtout ne pas faire de pause, on pourrait voir
que les fils de la machine a fabriquer du rêve et de l'espoir sont
emmêlés dans un sacre bordel.
On pourrait s'apercevoir que le scénario a été écrit par une armée de
débiles aussi créatifs et excitant qu'un bâtonnet de crabe.
Que les quelques bonnes idées sont de toute façon mise en œuvre de
façon si puérile, stupide et impulsive qu'il n'en reste rien.
Le script:
"Notre petit monier s'agite tout seul dans son manège enchanté et veut être le seul a attraper le pompon pour avoir un tour
gratuit. Et comme les grandes personnes ne veulent pas, il est tout en
colère, devient rouge et tourne encore plus vite, moulinant ses petits
bras.
Et en plus ses copains commencent à le regarder avec un air bizarre,
mélange de crainte (le petit monier est très colérique), de pitié
(comme tout adolescent sa maladresse et son impulsivité est pathétique)
et d'envie (il se tape la plus belle fille du collège et a plein de chouette jouets).
Mais il est un peu bizarre quand même, pas rassurant pour 2 sous.
Le collège va-t-il se révolter ?"
He ! Wake up !
Ce mec est le vrai patron, et on est pas dans un teen movie à deux
balles.
C'est lui qui guide* le peuple de (f)rance vers un avenir aussi radieux
qu'un parking de hard-discount sous la pluie.
Ça fera du bien à ton pouvoir d'achat, pauvre con.
*Euphémisme pour "envoie à coups de pompes dans le cul"
A la suite des deux derniers billets, allez donc lire cet
article sur la relation entre le prix de
l'énergie et le prix de la bouffe...En clair, ça
monte, ça monte...
Je vous livre aussi une image très parlante et
réaliste trouvée sur un "vieux" billet de
Superno:</a>
"L’actualité nous fournit pourtant une assez belle
image de leur foutue croissance :
c’est avant tout une armée de jeunes
d’esclaves aux yeux bridés qui tartinent de la
peinture au plomb sur des jouets débiles pour gosses de
riches, polluant la planète et pompant de manière
insensée ses dernières ressources, cependant que
les gros actionnaires regardent tomber les milliards de dollars et les
dividendes en fumant un gros cigare et en rigolant sur ce troupeau
d’abrutis qui le laissent faire…"
Et comme des gens beaucoup plus pertinents que moi prennent
la parole sur leur blog, une phrase très percutante lue sur
l'indispensable blog de Danièle Mitterand:
“Deux éthiques s’affrontent, en effet,
elles ne sont pas compatibles, contrairement aux espoirs de ceux qui
aimeraient bien ménager la chèvre capitaliste et
les choux humanistes et environnementaux…”
Et pour finir, une petite citation classique:
"Ah ! La faim ! La faim ! Ce mot-là, ou plutôt
cette chose-là, a fait des révolutions ; elle en
fera bien d'autres !"
Gustave Flaubert,
Agonies.
Regardez bien, tout se tient...
Comme je l'attendais depuis quelques mois, la baudruche sarkosienne est en train de se dégonfler piteusement.
La croustillante farce de Neuilly, les multiples déclarations suivies de démentis et les effets d'annonces suivis d'un grand silence ont montré, s'il en était encore besoin, le vrai visage de la Sarkosie et de son petit chef: un panier de crabes bêtes, méchants et arrivistes.
Les Daltons, avec plus de cravates...
Il n'y a qu'à lire les commentaires sur les sites du Figaro et du Point pour se rendre compte que les chiens libéraux (des Rantanplans, mais avec plus de mordant) sont en train d'avoir une sérieuse envie de bouffer leur maître.
Mais maintenant que la critique virulente de la Sarkosie n'est plus l'apanage des blog de gauche, qu'est ce qu'on fait ?
Normalement, ça va aller de mal en pis, je ne vois vraiment pas quelle lapin il peut nous sortir de son chapeau pour défaire l'énorme imbroglio qu'il a lui même crée...
En plus, nous voila devant la situation suivante: en plus du merdier national dans lequel il Sarkozy nous a fourré, en plus que digne successeur de Chirac (qui s'y connaissait en bourdes nationales et autres tours de passe passe), la situation globale n'est pas du tout propice à une quelconque amélioration du "pouvoir d'achat".
Le blé, le pétrole et l'eau vont continuer d'augmenter.
Pourquoi ?
- Le blé (ou le riz, les légumes, ou n'importe quoi qui se plante et qui se mange), parce que la pression des agriculteurs pour les huiles de substitution pour les moteurs va être de plus en plus grande, et parce que mine de rien, la population augmente. Sans compter les sécheresses ou inondation qui ne manqueront pas de venir nous taquiner régulièrement.
- Le petrole, parce que les réserves ne vont pas en augmentant (voir le billet précédent). Les boites pétrolières recrutent de plus en plus de géologues pour découvrir de nouvelles ressources, mais la course est perdue d'avance.
- L'eau, parce qu'en plus des problèmes sanitaires et d'approvisionnement, les boites qui vendent de l'eau (Suez, par exemple) sont en position d'oligopole, voir de monopole. En termes clairs, elles vendent leur eau au prix qu'elles décident, en fonction du bon vouloir de leurs actionnaires. La sécurité de pouvoir plumer le consommateur moyen pour rentrer plus de dividendes que l'an dernier ne manquera pas de séduire les "investisseurs avisés". La panse des charognards est extensible, et leur faim permanente.
Bref, sarkozy est dans un sale pétrin, indépendamment des affaires intérieures.
Bien sur, je ne me fait aucune illusion sur le revirement de situation, et les Sarkozystes repentis le sont pour de mauvaises raisons. Ils ne sont pas devenus "de gauche" en 2 mois, et ne voteront pas pour Besancenot aux prochaines.
Une chose me semble certaine: Si sarkozy continue son cinéma dans sa tête (je ne suis pas sur qu'il puisse faire autre chose), son réveil sera très brutal.

De "gauche" à droite, sarkozy, copé, fillon et hortefeux...
Un peu marre des frasques entre le nain, les fesses de sa femmes et ce qu'en disent les moisis qui nous servent de journalistes.
Si vous voulez en avoir une synthèse lumineuse, allez donc lire le dernier billet de SuperNo, très en forme en ce moment, ici.
Alors je regarde un peu plus large, et je (re)tombe sur un texte sur l'état des stocks pétroliers dans le monde.
Il s'agit des conclusions d’un rapport de l'Energy Watch Group, publié le 22 octobre 2007. Ce rapport prévoit une division par deux de la l'extraction mondiale entre 2006 et 2030, de 80 à 40 millions de barils par jour.
Voici une traduction libre du résumé de ce rapport :
« Depuis un moment, le thème du peak oil (pic de production du pétrole) provoque des discussions enflammées. Les institutions proches des industries de l’énergie, comme le CERA [CERA, 2006] sont entré en campagne pour contrer ce qu’ils appellent « la théorie du peak oil ».
Le présent rapport fait partie d’une série d’article d'auteurs faisant partie –ou non- de l’ASPO (the Organisation for the Study of Peak Oil, l’association pour l’étude du peak oil) qui démontrent que le peak oil est bien plus qu’une théorie. C’est une réalité que nous pouvons déjà observer.
Les projections de notre étude montrent que le peak oil de production de pétrole a eu lieu en 2006, en avance de quelques années sur des prévisions précédentes (Campbell [1998], ASPO, et Skrebowski [2006]), qui sont également convaincus d’un peak oil imminent. L’une des raisons de cette nouvelle prévision est lié a une extrapolation plus pessimiste des ressources futures (offshore et forages profonds), en raisons de l’augmentation des délais de développement des gisements. Une autre raison est la projection d’une diminution plus rapide et plus importante des régions de forte production, en particulier le Moyen Orient.
La découverte la plus importante de cette étude est la rapidité du déclin immédiatement après le pic de production. Ce résultat, ainsi que le timing du pic est en contraste saisissant avec les projections de l’IEA. Mais le déclin est également plus rapide par rapport aux projections plus modérées de l’ASPO.
Ce résultat est conforme aux découvertes récentes de Robelius dans sa thèse de doctorat [Robelius, 2007]. Ceci est remarquable, car une méthodologie et des données différentes ont été utilisées.
Le scénario global de la production de pétrole mondial est présenté sur la figure suivante. »
En clair et en deux mots, cette étude, téléchargeable ici montre que le déclin a déjà commencé, et que ça va aller vite.
Même dans l’hypothèse assez improbable d’une stabilisation de la consommation, la diminution de production aura a ne pas en douter des répercussion sur le prix. N’oublions pas que l’évolution du prix a la pompe a été largement amortit par deux facteurs : la chute du dollars par rapport a l’euro, et l’importance des taxes fixes sur le prix du litre.
Mais on peut difficilement imaginer que le dollar aille beaucoup plus bas (même si mes compétences en économie sont proche du niveau de discernement d’un électeur Sarkosien non repenti).
Et maintenant que les taxes fixes représentent environ 50% du prix du litre, toute augmentation du prix du brut sera répercutée beaucoup plus directement sur le prix à la pompe. Et sachant que le prix du brut à été multiplie par 10 en 10 ans ($10 le baril en 1998, le prix à la pompe à été doublé dans le même intervalle de temps), rien n’empêche d’imaginer la même hausse dans les 10 prochaines années. Je ne doute pas un seul instant que plein de théories économiques savantes peuvent démontrer que j’ai tort.
Je n'en doute pas.
Mais imaginez quand même, pour l'exercice de style (juste au cas ou, on ne sait jamais), votre budget avec un litre d’essence à 3 ou 10 euros, et imaginez les impacts sur le mode de vie de votre voisin, de votre ville...
Si vous écouter les « bonnes » sources, vous pouvez encore rêver, quelques années encore peut-être, à une baisse durable du prix du fioul, et à un avenir radieux de croissance vers le soleil levant d’un avenir enchanteur.
Par exemple, Si vous voulez prendre un bol de mazout estampillé « Lobby du pétrole, de la croissance à outrance et de la dérégulation sauvage », allez faire un tour sur http://www.cato.org/ (Le site « des liberté individuelles, du marche libre et de la paix »). Vous pourrez y lire, en anglais dans le texte, des perles telles que “The best energy policy is no policy at all.” (la meilleure politique énergétique consiste à ne pas en avoir), des billets au titre aussi alléchant que « Socialist Oil Death Spiral » (la spirale socialiste de la mort du pétrole, ou quelque chose dans le genre). Ou qu’il reste pour 580 ans de pétrole dans les entrailles de la terre. A consommer sans modération…
Bref, une virée à Washington DC dans la fange des lobbies industriels aussi rafraîchissante que les embruns bretons sur le pont de l’Amoco Cadiz…
Références:
C.Campbell, J. Laherrere, The imminent Peak of World Oil Supply, Scientific American March 1998.
CERA (Cambridge Energy Research Associates), “Why the ‘Peak Oil’ Theory Falls Down – Myths, Legends, and the Future of Oil Resources”, Cambridge Mass., November 2006.
Fredrik Robelius, “Giant Oilfields – The Highway to Oil, Uppsala, 2007.
[WEO 2005] International Energy Agency, “World Energy Simmons, “The Saudi Arabian Oil Miracle”, presentation at the Center for Strategic and International Studies (CSIS), Washington, 24 February, 2004.
[Skrebowski 2006] Chris Skrebowski, “Open letter to Peter Jackson of CERA”, Oil Depletion Analysis Center (ODAC), 21 Dec 2006
Je me suis livré à un petit jeu sur les différents blog, forums ou commentaires de journaux, pour tenter d'analyser les arguments et contres-arguments.
Une chose marquante en ressort, même si ce n'est pas une surprise: La pauvreté d'esprit des gens de droite (pour être plus précis, des lecteurs défendant des idées de droite) est affligeante.
D'une banalité à pleurer.
A chaque critique, c'est un "oui mais la gauche n'a pas fait mieux" (si il s'agit de politique), ou "oui mais Mitterrand..." (s'il s'agit d'une attaque ad hominem contre Sarkozy).
Rajoutez "les terrrribles 35 heures (dont on ne se remettra jamais)" et une dose de "tous ces fonctionnaires privilégiés" , et vous avez 80% de leur rhétorique concernant la politique intérieure. J'ai failli oublié "les subventions" aussi innombrables que dispendieuses (et donc forcement inutiles) que chaque gouvernement de gauche n'a pas manqué de distribuer sans compter, au péril de la Nation.
Pour les relations internationales, les référence à Staline et aux khmers rouges sont deux valeurs sures également, comme si les idées de gauche consistaient principalement à trucider des gens dans des jungles moites ou des steppes sibériennes.
Mais curieusement, chez ces gens-là, on n'entend jamais parler de partage, de compassion, de respect et d'amour.
Ni d'ailleurs de réflexion, de dialogue ou d'esprit critique...
Quand je me sent d'humeur joueuse, j'aime bien aller faire un tour sur les sites du figaro et du point ou d'autres torchons du même acabit.
Pas pour le plaisir de respirer les égouts de l'économie, mais plus pour l'impression d'entrer dans les coulisses de la Grande Farce.
Ça permet aussi de se fendre la gueule sur la prose des sarkosistes déçus, et ça, ça n'a pas de prix !
On croise aussi, au passage, des vrais de vrais, des convaincus, des qui font peine à lire, des gens de droite...
Alors, de temps en temps, je me promène, comme je le ferai dans une décharge avec un œil d'artiste...
"Cette affaire est grave et en même temps pas grave." (une banque perd l'équivalent du PIB du Nicaragua est c'est grave et pas grave en même temps...ça laisse songeur quant a la lucidité de certains)
"Souhaitons de très bonnes réussites pour ce couple mythique qui, je l'espère, rendra un peu de grandeur à notre pays..." (ça je crois que ça vient du point. Moi aussi, j'y crois a fond !).
"La construction européenne est vitale pour notre continent, il n'y a rien de chqouant ni d'antidémocratique à ratifier le nouveau traité par voie parlementaire." (maintenant que la constitution est modifiée, même plus besoin de vaseline pour etre antidémocratique... les français vont en redemander).
"Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 gagne 0,6% et l'EuroFirst 300 0,8%. Sur le plan sectoriel, l'automobile (+1,9%) et industrielles (+1,8%) affichent les meilleures performances et la santé (-0,1%) et l'alimentation et les boissons (-0,6%) les plus mauvaises." (mouarf...)
"Pour l'instant les petits retraités attendent, un petit retard sûrement... " (a lire au premier degré sur le point, au sujet du dernier sondage de décote de Notre Président).
"...et bientôt la poursuite de ceux qui refusent de travailler (énorme gisement pour la baisse du chômage)" (sur le point, à propos des Nombreuses et Magnifiques Reformes engagées dans la Joie et l'Allégresse par Notre Président).
"Nous continons à payer l'ineptie des 35 heures" (ça, on l'entendra encore dans 15 ou 20 ans, quand on bossera 50 heures, jusqu'à 70 ans)...
"Pourtant, c'est le meilleur président dont nous puissions rêver. " Mouaaaaaahahahaharf !!!
Et allez, je fini par une perle de poésie pure, comme un joyaux de non-sens dans une flaque de boue:
"Nous le savons tous qu'il existe des pauvres depuis la nuit des temps. Avez-vous la solution ? Parce qu'il y a aussi les chômeurs, les immigrés, les sans-papiers, les handicapés... Par contre il y a aussi les fonctionnaires qui demandent toujours plus... et les autres qui galèrent aussi. Pendant ce temps, il y a des pays qui s'enrichissent, les pauvres sont moins pauvres. Et la boucle est bouclée... Tout dépendra de la démographie." (oui oui oui...)
Bon, je vais aller me coucher, moi, à trop jouer avec les ordures, on fini avec les mains sales (et la nausée)...
Je n'ai pas de solution : mon objectif, ce n'est pas de construire la société de demain, c'est de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui.
Albert Jacquard

"Ne détestez pas les médias. Devenez les médias"
"On nomme média un moyen impersonnel de diffusion d'informations [...], utilisé pour communiquer. Les médias permettent de diffuser une information vers un grand nombre d'individus sans possibilité de personnalisation du message". (Wikipédia)
"la première liberté de la presse, c’est de ne pas être une industrie". Karl Marx, 1842
" il est un point sur lequel, dans la clandestinité [de la résistance], nous étions tous d’accord, c’est qu’on ne devait pas voir une presse soumise à la domination de l’argent". Francisque Gay (résistant), 1945
" Il existe une contradiction entre le caractère public de l’information et le caractère de plus en plus privé de la propriété des moyens d’information. […] Tant qu’un petit nombre de groupes financiers pourra contrôler les moyens d’expression comme les moyens de production, on ne saurait parler valablement de la liberté de la presse". Programme commun de gouvernement PC- PS, 1972.
Le boulot "normal" (ou en tout cas qu'on pourrait souhaiter normal) des médias serait de jouer comme un contre-pouvoir, en dénonçant les dérives, les excès, les dysfonctionnements de la société et de ses dirigeants. Il se trouve que ces médias sont pour la majeure partie entre les mains de ces dirigeants. Il y a donc un conflit d'intérêts évident. Ce n'est pas nouveau, mais ce qui est nouveau, c'est l'importance et l'envergure de ce conflit d'intérêt. Les amitiés personnelles entre Sarkozy et Boloré, Bouygues et autres vendeurs d'armes et de culture (en pots, prête à démouler) y sont évidemment pour beaucoup...
Ce conflit d'intérêt se manifeste par des (auto)censures, des pressions et un silence assourdissant sur les questions qui fâchent. Je ne vais pas vous faire l'insulte de les énumérer ici (les questions qui fâchent). Reprenez les derniers mois du Canard Enchaîné, de Rue89 ou de Plume de Presse pour vous faire votre propre récapitulatif.
Internet et les blogs nous offrent pour la première fois la possibilité de s'informer facilement, gratuitement et en profondeur. A chacun sa pêche miraculeuse, à chacun sa vérité.
Une vérité qui sera différente de la "version officielle". Une vérité critique.
Il est du devoir de chacun de diffuser les informations gênantes, les scandales étouffés, les loi iniques préparées sous le manteau.
Il est du devoir de chacun d'ouvrir les yeux et de prêter sa propre vigilance au service de tous.
Pour le bien de tous, à commencer par soi-même.
A lire sur le sujet sur le site de
ATTAC suisse.
J'ai perdu la source de l'image de ce billet. Si vous la connaissez, faites le moi savoir.